J'aime bien dire nous, pour parler d'eux.

Mercredi 19 novembre 2014 à 0:07


Elle avait pas l'air bien quand tu l'as délaissé hier soir pour la énième fois de plus. Sarcasme de sortie tu as tenté l'humour. Échec cuisant. Puis il a suffit qu'elle hausse un peu le ton pour que tu retournes la situation. Je pense pas que tu fasses exprès. Enfin je l'espère à vrai dire. Je vous vois vous agiter depuis quoi un an passé et c'est toujours la même rengaine. T'as peur d'être pris pour un canard alors tu feins l'indifférence et depuis qu'elle s'est mise en tête qu'elle était peut-être la pire copine au monde, elle fait de même. Tu lui reprochais d'être collante, d'en demander un peu trop. Parfois elle ne faisait même rien mais persuadé de la connaître mieux qu'elle ne se connaissait elle même, tu la descendait avant qu'elle n'ai ouvert la bouche. C'est jamais grand chose c'est vrai, une crique anodine, c'est juste pour de rire. Pourquoi elle le prend mal aussi ? Tu ne te rends même plus compte que tu les enchaînes à peine le pied posé dans son appartement. Du coup elle veux jouer les dures à son tour.

Tu ne la connais pas d'avant donc forcément ça ne te touche pas. Pourtant ça lui demande des efforts. Pas mal de temps pour encaisser les pics accumulés, de chagrin contre chacun de tes refus d'affection et beaucoup de contrôle pour les disputes où elle s'est tue. Je la surprend à te dire oui, quand la veille encore elle me disait que non. Elle s'efface un peu plus tous les jours où je vous croise ensemble parce qu'elle ne veux plus te brusquer. Pourtant je sais que vous ne jouez pas à qui mieux mieux mais de ma position vous en donnez vraiment l'impression.

Je pense qu'elle t'aimais sincèrement quand vous vous êtes rencontré. Je dis ça surtout parce qu'elle avait ce rictus hideux de la fille en admiration béate devant son mec. « Le plus beau, le plus grand, c'est le plus marrant, si si je te jure. » … oui oui, on sait ! Pendant longtemps elle a attendu les mots magiques. Ceux qui d'ailleurs ne sont jamais sorti de ta bouche. Maintenant je pense qu'elle reste avec toi, surtout parce qu'elle est terrifiée à l'idée de se retrouver seule. De se poser toutes ces questions que l'on ressasse. Regretter, est ce que c'est moi, comment je faisais avant ? Affronter sa vie sans épaules sur qui compter. Et puis elle tient toujours à toi, j'en suis certaine. Mais plus comme on aime. A trop t'attendre, elle en a oublier ses sentiments.

Toi tu ne vois rien, t'es là, trop content qu'elle ai fait des efforts, tu ne t'aperçois pas qu'elle s'est perdue. Alors que tu l'aimes tant en fait, à ta façon. J'en doute pas une seconde. J'ignore si elle s'en rend compte mais quand elle arrive ça se voit que tu es fière de la présenter. C'est ta petite femme, la plus belle et la plus intelligente quand elle veut bien. Avec son grain de folie, elle t’apaise quand tu rentres fatiguée ou quand tu es en colère et que tu en veux à la terre entière. Tu sais que y a qu'elle pour te supporter. Je t'ai même surpris un soir à commencer à la câliner, tenter des baisers furtifs en public. Mais j'ai un peu peur qu'il soit trop tard pour ça. Tu ne lui avoueras jamais ce que tu as sur le cœur et elle n'ose plus entamer de discutions sérieuse par peur de t'agacer. Ça ne peux pas marcher, vous êtes tous les deux trop fières.

Tu ne seras jamais le prince charmant dont elle rêve et elle n'est pas non plus celle qui te convient comme elle est. Vous voudriez que ça marche parce que vous trouvez l'un chez l'autre beaucoup de ces qualités que vous attendez. Malheureusement y a aussi tous ces petits défauts qui vous exaspèrent et qui vous blessent. Et sans flamme à agiter, ça ne dura qu'un temps. Elle s'envole quand déjà ? Un ou deux mois ? c'est peut-être ça la date d'expiration.

 


 

Samedi 20 septembre 2014 à 11:32

 

Depuis j'ai grandi. J'ai appris que quelques mots posés à plat sur un post-it ne signifiaient pas grand chose, quand on n'a à peine 16 ans. On a beau lancer toutes les promesses que l'on souhaite au vent, il n'y a jamais personne pour les rattraper. On peut juste espérer, croire qu'un jour que les paroles qu'on aura eu tant de mal à chuchoter dans le noir, sous une couette, iront siffler, quelques années plus tard, dans les oreilles de celui pour qui elles étaient destinées.

On n'a été proche c'est vrai. Un jour seulement, comparé à tous ceux écoulés depuis. Les visages amicaux ont pris quelques rides. Les sourires ce sont effacés depuis que les rêves se sont transformés en métro, boulot, dodo. Non t'inquiète je ne pleure pas, je suis juste un peu touchée. Tu sais j'ai toujours mon cœur d’adolescente qui même s'il ne croit plus aux contes de fées, persiste à attendre l'arrivée des paillettes.

Alors bon ne t'en fais pas, c'est jamais grand chose, un cœur qui fane. Un de plus un de moins, entre tes mains pas de quoi s'affoler. Je sais bien que tu as l'habitude. Tu fais tout pour que l'on pense que tu n'est plus que ça. Mais moi, je t'ai connu d'avant. Je sais. Je n'ai pas oublié les nuits au coin du feu à se raconter nos vies ou pas. Les instants volés dans ma voiture, à enchaîner clope sur clope pendant que tu me parlais d'Elles. Parfois ça me faisait rire. D'autres beaucoup moins. Quand un premier amours vous parle avec le cœur de toutes ces femmes qu'il a chérie, vous avez beau avoir vécut toutes les vies du monde depuis, ça fait toujours quelque chose.

C'est pas grave finalement. La réciprocité n'est pas toujours évidente à admettre. Tu as sans doute raison de la jouer comme ça. T'aurais juste pu arrondir un peu les angles. Me faire croire que je n'étais pas que bonne à sortir ma monnaie. Malgré les années. Mais c'est pas grave je te dis.

L’essentiel c'est surtout qu'Il passe une bonne soirée.

Vendredi 5 septembre 2014 à 1:09


On disait que je m'y sentirais bien, que les habitants y étaient plutôt accueillant, à l'écoute. Pas dérangeant. On m'a fait croire que c'était l'endroit où poser ses valises, qu'il fallait faire confiance … Je n'ai déjà pas confiance en moi alors je ne vais pas commencer par les autres. Autant dire que j'y ai détesté chaque seconde passée. Un jour, une épreuve, une douleur. On espère la fin de journée comme une délivrance même si l'on sait que le lendemain sera tout aussi terrible.

On me parle de chose, ou d'autre .. J'ai l'impression d'être dans une bulle dont la superficie diminue à chaque mouvement que je fais. Ils s'articulent derrière, s’essoufflent en paraphrases mais sans succès. Dans un dernier élan, je tente de lire sur leurs lèvres, de focaliser sur leurs gestes pour y trouver un quelconque indice. Rien ! Plus je m'agite, moins j'ai de contrôle et moins j'ai de contrôle … Mon calvaire s’accélère, l’enfer devient réalité. Malgré leurs sourires brillants de bon vouloir, la paranoïa s'en mêle. Encore une semaine avant de pouvoir reprendre ma vie en main.

Jeudi 21 août 2014 à 22:11


C'est pas capable de dire « Je t'aime » au bout d'un an et après ça s'étonne « Pourquoi tu veux pas te laisser avoir par derrière ? » Je sais pas pourquoi. Pourquoi j'ai peut-être pas assez confiance en toi, pourquoi j'y crois pas vraiment. En toi qui me promènes par-ci par là sans avoir aucune idée de si ça me plaît ou pas. Toi qui prends tout, sans rien donner. Sans espoir d'un retour. « Bah ouais mais on ne donne pas si c'est pour attendre quelque chose » … Bah ouais. C'est vrai. Sauf que ça fait un an que je n'attend rien. Maintenant je me dis que j'ai peut-être droit à différent, peut-être même à mieux. Quelque chose comme ça :

«  Les années passent mais rien ne change. Ma gorge est passée au broyeur au moment de partir. Le dos à peine tournée et mon corps se déchire, mes jambes tremblent, un ouragan glacial contracte tous mes muscles. Il n'y a plus rien pour retenir mes flots de larmes. Et surtout ne pas se retourner. Juste avancer, fermer les yeux et se rendre à l'évidence que rien d'autre ne compte. Le nœud est vraiment trop serré, ça m'étrangle, je ne peux même plus penser. Mais mieux vaut ne pas penser que de voir ta tendresse pour un autre.
Trop tard. Un déchirement.
Le train c'est dessous que j'ai envie de me cacher. Elles sont comme ça mes crises d'angoisses. Je ne veux plus. Je pense que je pourrais tout abandonner pour toi, mais tu le sais déjà. Reviens me voir vite, mais reviens moi ou nous devrons ne plus nous voir. Et comprends s'il te plaît, sans m'en vouloir que ce n'est pas possible autrement.

 

Je t’envoie le plus doux baiser qu'il soit. »

 

Dimanche 13 juillet 2014 à 15:03


Désagréable impression de n'être que de passage dans ta vie, je rase les murs comme une ombre qui se perd. Mégots après mégots, je disparais de ton horizon, telle une bouffée qui s'envole, parfois te frôle,  parfois se meurt.

Tu tourbillonnes chaque matin, t'essouffles à rattraper le temps perdu. Souvent en vain. Tu bougonnes, tu jures, j'entend que tu grognes. Encore en prise de tes pensées de la veille, sans trop savoir comment, pourquoi, ce qui t'arrive. Du sommet de ma tour, je t'observe sans trop comprendre. J'aimerai pouvoir t'aider mais tu n'en fais qu'à ta tête. On s'approche un peu trop et déjà tu montres les dents. J'opte pour la sécurité !

Ta bulle n'est alors plus la mienne et tous les jours où l'on s'accroche ne fait que nous éloigner un peu plus.
 

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