Nos yeux sont livrés à ce qu'ils voient, vue par ce qu'ils regardent.

Mercredi 26 décembre 2012 à 23:04


J'entrevois demain, le coeur plus léger. Les non-dits on été assumés et déjà flotte dans l'air un sentiment de liberté. On y gagne toujours à être honnête et finalement bien plus vite que l'on ne l'imagine jamais. Tu respirais la sincérité des nos premiers échanges et c'est presque comme une évidence que je me suis laissé guider. Face à toi je n'ai aucune retenue, plus aucune gêne. J'apprécie simplement qui tu es. Je ne t'attendais plus et te voilà. Tu es la bouffée d'oxygène, qu'il me manquait pour repartir du bon pied !

Mardi 25 décembre 2012 à 3:17


Tes mains vagabondes. Sans trop de détails. Enlacés. Sans dessus, sans dessous. Entre quatre murs prisonniers. Derrière la vitre, ton monde trop encombrés de démons. Pas encore assez vieux pour les voir disparaître au loin. Mon espoir du matin. Réveil tout en couleurs, tout en douceur. Tout en musique. Tes sourires coquins, néanmoins pincés du bout des lèvres. Comme s'ils n'étaient pas encore tout à fait assumés. Ou tout à fait autorisés. Entre deux soupirs, tes battements coeur. Ton pouls qui s'accélère, sans y avoir été invité. Mes manigances à ma manière. La vie qu'on s'invente. Celle qu'on aura pas. Celle qui restera. L'hésitation sur certains mots. La confrontation de nos parcours. Ton inconscience. L'indécence de tes actes et ma faiblesse habituelle. Le sadisme de mon auto-dérision. Ce que l'on devrait taire, la vie que l'on s'invente. Celle qui sera, toi, sans moi.

Mardi 25 décembre 2012 à 2:31

J'ai le vague souvenir de ces nuits, où, plusieurs années auparavant nous nous cachions sous les tables comme les gamins que nous ne sommes plus. C'était souvent soir, ou bien lendemain de fête. Nous nous retrouvions toujours comme par inadvertance. Le calendrier défilant bien plus vite que l'on ne grandissait, perdus de vue durant un an, il fallait chaque fois réapprendre à se connaître. Depuis les visages restent identiques, quoi qu'un peu plus ridés. Les dessous de tables sont devenus plus qu'étroits et forcement ne nous appartiennent plus. Je ne saurais reconnaître tous ces gosses qui trainent entre mes pattes. Et lorsque que je les entend parler, je realise que leur monde n'est plus tout à fait mien. Alors je souris, un peu béate devant tant d'insouciance, un peu alcoolisée aussi, jalouse de ce qui leur reste à vivre. De cette période magique qu'ils n'estiment pas encore à sa juste valeur. Plusieurs années après, tu vois je t'attend toujours. je ne lâche jamais vraiment prise. Je sais pourtant que tu ne viendras pas mais j'aime à croire le contraire. Sans m'en rendre compte je commence à bâiller des paupières. Les guirlandes lumineuses s'estompent dans un décors de flou artistique. Je recherche ta voix dans mon dos. Les heures de préparations devant le miroir. Tes mains, ma peau qui tréssaille. Mes 17 ans, ou presque pas. Mon premiers baiser. Toutes ces années.

Samedi 22 décembre 2012 à 23:29


La fin du monde, s'en est passée et l'on est toujours vivants .. Mais sérieusement doit - on vraiment s'en réjouir ?

Lundi 17 décembre 2012 à 22:10

Plusieurs semaines dans l'ignorance, des jours d'absences effrénées. Des jours de paix. Des moments doux, comme ceux que l'on ne fait jamais qu'imaginer. La vie s'écoule entre tes bras, calmement. Comme si de rien n'étais, j'en oublie mes tracas pourtant quotidiens. Je n'ai plus peur du noir, je n'ai plus froid. J'habite à temps plein le creux de ta nuque, et ça me suffit. Lorsque tu admires le monde, j'entrevoie les merveilles au fond de tes yeux. Je réapprend les petites joies, je bouffe de ta bonne humeur à chaque repas. Et ça me va d'aimer comme ça. D'aimer comme toi. De t'aimer. Toi.


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