Il était une fois moi, mes bêtises et mon coeur d'artichaut.

Jeudi 24 mai 2007 à 21:17


Parce que je suis curieuse et que j'aimerais bien regarder.
Parce que l'embêter c'est tellement marrant que ça m'en brûle les doigts.
Parce que je lèverais ainsi le voile sur tant de mystères.
Parce qu'après je pourrais me venter de savoir enfin, moi aussi.
Parce qu'il a promit de me corrompre pour que je me taise, si je lisais
Parce qu'après tout lui aussi il pourrait bien regarder.
Parce qu'en même temps je n'aimerais pas trop que lui le fasse.
Parce que, parce que, parce que, et puis pourquoi me justifier ?
Parce que si je regardais après tout, qui le saurait ?
Parce que si il ne m'en avait pas parlé je n'y aurais sûrement pas pensé.
Parce que si il ne m'en avait pas parlé ça ne m'aurais pas autant tenté.
Parce que j'aimerais bien aussi le connaître un peu plus.
Parce que savoir à quel point il est gentil ou alors ses mauvais  côté.
Parce que il ne se confit pas beaucoup à moi, j'en ai bien l'impression.
Parce que moi non plus, mais parce que moi c'est pas pareil.
Parce que je veux, je veux, je veux, et aussi parce que je le veux !
Parce que je ne sais plus pourquoi,  laissez moi encore chercher.
Parce que j'en ai envie aussi, tout simplement.
Parce que ... oh puis allez vous pendre, ce ne sont pas vos affaire.

Bon parce que j'y ai bien réfléchit,
c'est décidé ...
je ne lis pas !

C'est vrai quoi j'avais promis ...
Ah mais non en fait, c'est vrai ça.


Oh et puis je ne sais pas, ça devrait être interdit d'hésiter autant par moment.

Lundi 21 mai 2007 à 21:44


Sous son voile je la vois esquisser un sourire, en la voyant je souris à mon tour.

 



 

Aujourd'hui elle se marie.
Dans sa longue robe de princesse des neiges, je la regarde s'avancer vers le maire. Elle a l'air de flotter, de glisser sur l'eau comme un voilier dans une mer non agitée. Je la regarde et je m'imagine, dans quelques années peut-être, à sa place, en tant que reine de la journée. Reine pour toujours, avec mon prince, régnant sur notre petit empire, si petit soit-il.
C'est tentant non ? Et rien ne semble pouvoir l'arrêter.
Elle s'approche un peu plus à chaque instant, prestement, sans hésitation. Elle sait ce qu'elle veut et j'en frémis pour elle. Combien de temps lui a t'il fallut pour acquiescer cette demande en mariage ? A t-elle eu des doutes, juste une seconde sur leur amour, sur leur union future ou bien a-t-elle dit oui, sans réfléchir, comme une évidence ?
J'entends ses pas résonner dans l'allée centrale. Plus que quelques mètre et on y est. Et elle y est. Le marié se retourne enfin et l'observe, longuement. Elle paraît un peu gênée mais ça ne dure pas. Il lui sourit, elle aussi et elle repart pour sa course folle vers l'amour de sa vie.
Arrivée devant le maire, les deux futurs époux se tiennent la main. Quelques formules de circonstance, les "oui je le veux et moi de même", échange d'alliance et le baiser. Mais attention pas le baiser volé à deux sous et encore, échangé dans une ruelle caché derrière les poubelles. Non, non, le baiser échangé dans une mairie, lors d'un mariage jusqu'à ce que les invités soient satisfaits.
Descente des escaliers.
Des photographes inexpérimentés s'accumulent au bas pour immortaliser cette joie. Cette joie qui n'est pas facilement percevable sur leurs visages sensés être radieux à cet instant. Peut-être que d'un coup ils viennent de prendre conscience de la chose, de se que cela engendrait. Les photos seront par la suite pour la moitié ratées et jetées, pour un quart données et le reste stockées dans un album photo que l'on ne ressortira sûrement pas avant très longtemps.
Mais ce n'est pas grave. Aujourd'hui c'est jour de fête, union de deux personnes qui ... s'aiment et il faut en profiter. Ce n'est pas tous les jours que ça arrive.

Aujourd'hui il fait potentiellement beau, après plusieurs jours passés dans le brouillard. Elle sourit encore et il lui répond.
Aujourd'hui il fait bon vivre, pour elle, pour moi aussi.

Jeudi 17 mai 2007 à 18:11



Une invitation, trouvée dans la boîte aux lettres. Un coup de téléphone, pour savoir si il vient. Non, dans ce cas c'est à qu'elle heure que je dois venir. Sur place, se rendre compte qu'il est là, que l'on s'est fait avoir.


En haut, la lumière que j'éteints, juste avant de partir. ° Pourquoi je suis venue ? ° Le bruit de mes pas dans l'escalier, lorsque je descends pour les rejoindre. Je m'avance dans le noir, tâtant ici et là pour ne pas tomber. Leurs fous rires, je les entends d'ici ; eux et leurs cris de joies que l'on émet juste pour cacher sa tristesse. Simplement pour montrer aux autres, leurs faire croire que non, regardez, moi je suis heureux ; hé, Carpe Diem.

Je m'approche d'eux, mais seulement de peu. Je n'ose m'y mélanger. Leurs corps qui se frôlent, se touchent, se serrent les uns contre les autres, sans compter. Pour moi c'est différent, ça l'a toujours été, c'est plus dur. Il me faut du temps, encore un peu.

Je les observe de mon coin, dans ce fauteuil trop dur à mon goût. Ils gesticulent tous sans exception ; dans tous les sens. Risquent de se bousculer, mais ils n'ont pas peur, jamais. Ils crient de plus en plus forts, à qui mieux mieux, à s'en casser la voix. Mais ils s'en foutent, toujours. Et toujours ces rires incessants, qui me percent de plus en plus les oreilles. On dirait des animaux ! Ils ne s'en rendent pas compte ? Il s'en moque surtout. Les flammes des bougies dansent elles aussi. Leur lumière se reflète sur tous. Encore, je les observe et je t'observe, tu n'as d'yeux que pour elle.

Notes de musique. Des sons, rien que des sons. J'écoute les chansons qui défilent derrières eux. Elles se suivent les unes après les autres sans interruption. Trop vite. Chacune voulant prendre la place de celle qui la précède. Toutes ces chansons trop commerciales, auxquelles on a oublié d'ajouter une bonne mélodie, de belles paroles, un cœur. Et elle qui danse si bien, et qui continu de se trémousser, devant toi, pour que tu l'as remarque ; alors que c'est déjà fait, depuis longtemps. Si elle savait, ça lui éviterai de se ridiculiser. Ce qu'elle fait ne sert plus à rien, puisqu'elle est déjà tienne, puisque je m'en ronge assez les doigts.

Elle monte, toi aussi. Ca y est, son manège a fonctionné. Tu es tombé si facilement dans ses filets que tu me fais pitié, j'en ai mal pour toi. Un gars comme toi, avec une fille, comme elle.

Combien de temps maintenant, que vous êtes montés ? Je ne les ai pas vu descendre. Bon je me lève. Je les traverse, eux ; vite pour rejoindre l'autre côté. La foule commence à m'ensevelir, ils sont trop nombreux et moi, je ne suis, que moi. J'étouffe sous le poids de ces bêtes, sous le poids de ces sons, sous le poids de cette fête, sous … Une main. Elle me vient en aide et m'y extrait de justesse, merci, à … Toi !

° Mais je te croyais … ° Je ne te regarde qu'à peine, esquisse un sourire et me dirige au buffet. Un verre, puis deux, puis trois, oui mais le jus ça ne vous fait pas oublier vos problèmes. Oh et puis zut, « une bière s'il vous plaît ». C'est bon, ça fait du bien. Une autre. Une autre. Encore ! Je m'abandonne à l'alcool comme je m'abandonnerai à mes souvenirs ; mais l'alcool c'est plus facile.
Bientôt je m'y perds, état d'ébriété. Des sons, des lumières, des sons, des lumières, des sentiments, des cris, des pensées, des souvenirs, des oublies, des oublis.

La réalité, c'est quoi déjà. Flou. Un voile brumeux se pose devant mes yeux, l'image se trouble peu à peu. Je n'y vois rien. Un souvenir de toi qui s'éloigne ; bientôt je ne te verrai plus, l'image n'est pas net. Je cligne des yeux pour ne pas te perdre du regard, les ouvre en grand pour mieux te voir partir et pleurer. Quand je les r'ouvre, tu me regardes fixement. Les lumières dansent, les sons se bousculent, le temps ralenti. Au fond de cet univers illusoire je t'aperçois, enfin. ° Mais où étais-tu depuis tout ce temps ? °

Je te prends par la main et t'entraîne sur la piste. Etonné, tu me regardes. Les autres nous regarde aussi, mais comme des bêtes curieuses, puis nous oublient vite.  Nous dansons, nous dansons tous. Oui car maintenant je peux le dire, nous faisons, je, fais parti de cette horde d'animales dégénérés, de bêtes sauvages. Nous sommes tous ivre, ivre de gaieté, de vivre ces instants, ensemble, nous, toi. Ces quelques minutes de gaieté où l'on oubli notre quotidien, notre passé, le futur. Seul compte le présent, ce qui se passe là, le maintenant. Ces quelques moments de joie que dans un moments d'instabilité, de tristesse on se remémora pour se dire qu'enfin notre vie n'était pas si désastreuse, que l'on en a un peu profité quand même ; juste un peu.

Regardes-nous. Des enfants. Les 400 coups, les je t'aime moi non plus, amis ennemis, et là, s'amusant comme si de rien n'était. Demain on aura tout oublié peut-être, on se détestera comme avant. Seul notre mal de tête sera là, pour témoigner de ce qu'on aura fait. Sûrement des flashes, un peu, mais pas assez pour se souvenir de tout ça. Mieux vaut ne pas y penser. Profiter. Profiter. S'amuser. Ne pas oublier.

 

 


Etat de somnolence. Je me souviens. Invitée, dans une fête. Des retrouvailles. Avec qui, réfléchie avec qui ? J'ouvre les yeux, putin de soleil, je les referme aussitôt. Je me tourne de l'autre côté. Un corps chaud, séré, contre moi. Je le caresse, sa peau est douce, il sent bon. Sa peau est douce ! Il n'a donc rien. J'ouvre les yeux, d'un coup cette fois, ton visage. Prise de stupeur je recule, roule et tombe par terre. M'enroule dans les draps un coup d'oeil, et serre. Merde je me souviens ! ...


... Une grosse bétise.

Samedi 12 mai 2007 à 22:48



Des moments comme ça où, la moindre chose vous énerve. Sans raison, une broutille parfois.
La colère vous prend aux tripes. Au fond de vous elle augmente, elle grandit doucement.
Peu à peu vous la sentez monter et pourtant, vous ne la retenez pas, vous ne la retenez plus.
Vous l'avez trop retenu.
Dans ces moments plus rien ne peut vous atteindre ; ni le bien, ni le mal.
Juste une envie de tout foutre en l'air, de gueuler un bon coup, juste pour que ça passe.
Des moments comme maintenant.


... Mal de tête. D'un coup, comme ça. Oui, comme souvent ; comme trop souvent.
Je sors.

Avant :
Tien c'est quoi cette sensation ? Bizarre. 
Je sens que ça  grouille à l'intérieur de moi, ça m'envahi, ça monte.
De la colère, à cause de ce qui s'est passé ? Ce serait vraiment stupide.
 Elle devait attendre là depuis longtemps. Le moment propice.
la broutille de trop qui l'autoriserait à sortir.
Je n'arrive pas à l'assumer ou plutôt non, je n'ose pas l'assumer.
Marre ; pourquoi me retenir ? Pleurer ou crier ?
Je préfère m'éclipser, discrètement. Occupés, ils ne me verront pas partir.
Je sors.


... Souffle court. Le calme plat. Ca va mieux maintenant.
Je rentre.

Avant :
Je me pose là. Loin d'eux ; loin de tous. Enfin seule.
Sur ce mur, pouvant s'écrouler à tout instant. Les pieds dans le vide. Le vent de face.
Je suis bien comme ça. Il pleut un peu, mais pas trop.
De là, je vois tout. C'est si haut, mon regard ce pose sur la plaine et s'y perd.
Ici je peux prendre du recul et de la hauteur sur mon monde, le voir tel qu'il est.
Avec tous ses problèmes, je me dis que les miens sont vraiment insignifiants.
Ca m'apaise de le voir si petit et moi si grande, je me sens forte.
Je pourrais rester ainsi quelques minutes seulement, mais des heures aussi.
Jusqu'à ce que je sois apaisée ; et cela peut prendre du temps parfois.
J'oublie, doucement mais j'oublie.
Enfin je me sens légère.
Je rentre.


Des moments comme ça, où l'on se sent bien. Sans raison, juste comme ça parfois.
On ne veut plus bouger, rester là, se poser. Une envie de ne rien faire.
Plus de mal de tête, plus de fourmis dans le ventre. Juste le silence.
La salle est petite, éclairée, il y fait chaud. On s'y sen bien.
Dans ces moments plus rien ne peut vous atteindre. Ni le bien, ni le mal.
Juste une envie de s'assoir, d'écrire ce qui nous arrive.
Des moments comme maintenant.

Vendredi 4 mai 2007 à 16:51


... tout est une question de timing.


Qui voudrait croire ça, comme si tout pouvait toujours se prévoir, être contrôlé, sans raté. Ou presque. Parce que sinon on n'aurait pas invneté ce joli mot qu'est hasard. Le hasard on m'a un jour expliqué plus ou moins clairement que c'était lorsque tous les trous d'un gruyère étaient alignés et que du coup, on pouvait voir de l'autre côté.
Vision des choses agréable quelque part parce qu'elle nous permet de croire que l'on peut le provoquer nous même, le hasard, en creusant nous même les trous dans le gruyère par exemple.

Mais malgré tout, c'est fou quand même parfois. On croit tout avoir prévue, à la seconde près, et non, rien ne se passe comme on l'espérait. En fait on ne contrôle rien.
On croyait que, et en fait non. Mais pourtant on était persuadé que, mais rien à faire, ce n'était pas.
Pourtant il y a des signes qui ne trompent pas et on aurait pu essayé de prévoir le moment où. Où tout deviendrait incontrôlable. Mais après plusieurs essaies, une suite inimaginable de calculs et d'hypothèses on se rendrait compte que c'est impossible à trouver. Que finalement c'est peut-être ça le hasard. Pas le fait même qu'une chose inattendue arrive mais plutôt qu'on ne soit pas capable de le prévoir, justement, cet instant où la chose imprévue nous tombera dessus.


Logique non ?

 

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