Ici, parfois, je m'envole.

Lundi 28 janvier 2013 à 2:48

 



Le parfum de certaines de tes chemises. Ton air bougons à la moindre contrariété. Quand je te vois sourire à contre cœur mais que tu me pardonnes. Le réveil brutal, de ton absence dans ma vie. Lorsque l'on est encore la tête dans les étoiles, que l'on frôle les draps à nos côté pour s'assurer que tout va bien. Du bout des doigts sentir que la place est encore tiède mais déjà vide. J'ai cette sensation de ne toujours te voir que de dos. Lorsque tu tournes les talons pour la rejoindre dix rues plus loin. Quand la voiture remonte la côte jusqu'à l'horizon, ou quand on se parle à visages cachés. Le pire moment c'était la seconde juste avant ton départ. L'instant d'étourderie où j'oubliais que tu ne te retournerais pas.

Puis j'ai commencé à faire avec. Aimer comme je sais si bien le faire. Toi et tout le pack-age qui va avec. Seulement pour ce que tu saurais m'apporter et non ce que tu aurais voulu. Pour le partage de tes quelques égarements.

Lundi 28 janvier 2013 à 2:08


Le goût de tes lèvres toujours trop rêches, comme pour mieux me blesser après tant d'années. L'écho de ta voix que j'avais fini par oublier alors même qu'il ne me restait plus que ça. Entre les messes basses et les coups de sang. Parmi les griffonnages de vieux enfants que l'on ne comprenait pas vraiment. Je m'étais faite à l'idée du refus. Les ravages du temps comme l'on dit trop souvent. Et voilà qu'entre deux silences un ange passait à nouveau. Ta façon de faire peu banale, et moi qui fonce. Bref, peu loquasse. Il n'en fallait déjà pas plus à l'époque. Je lui demandai : " Tu te souviens du fou rire, des cours de sciences et vie … d'Hadrien ? " Il se souvenait surtout qu'il m'aimait.

Moi, dix huit ans ou à peine, mal dans ma peau en somme. Et d'un coup tout me revenait. Le vide sous mes pieds, les surnoms, les mensonges et ceux qu'on s'étaient mis à dos. Le sourires de certains presque dérangeants. J'avais appris à ne plus croire à ses appels et le voilà qui balayait d'une phrase cinq ans de vie passé. Cinq ans que j'avais préféré me ré-inventer.

Cette nuit, Mr S faisait sa grande réapparition en fracas.

Mercredi 2 janvier 2013 à 3:51


On se joue de qui l'on est, à chaque pas que l'on fait. Un en avant pour le paraître. Deux en arrière en somme. Tous tes "silences radios", ne sont que des obstacles de plus que tu lances comme à la légère. Tu ne t'en rends pas compte alors bêtement je pardonne. Et puis je m'en fiche au fond. Je disparais derrière tes mots. Sans cesse plus beaux. Semblant plus faux. Nous aimons tous plaire, dans un sens je te laisse me séduire de le façon qu'il t'incombe. Ca réchauffe le coeur durant les nuits sans lune. Je sais que le temps joue en notre défaveur mais peu importe. Six mois de plus n'y changeraient rien. C'était clair depuis déjà bien longtemps. Et toi seul ne t'en étais pas aperçu. Encore que .. j'ignore tout de ce qui se trame réellement dans ta tête. Je manque. Soit. A ceux qui ne me connaissent guère. C'en est presque hilarant ! De ce fait j'attends, patiemment ton signale, les yeux rivés sur le téléphone. J'attend mon droit à la parole. Ma piqûre quotidienne.
 

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