... est en train de remettre les pieds sur Terre.

Dimanche 30 octobre 2011 à 23:11

 
C'était l'amoureux transi. Celui de tous les songes ou presque. Des miens bien souvent. Celui qu'on admire, qu'on idolâtre, ou même qu'on fantasme en secret, caché au fond derrière le reste, dans un coin de sa tête. Pire que tout, il était tentant. Là, tout de suite. Maintenant. Dans la boue ? Oui pourquoi pas. Dans les catacombes ? D'autant plus !

Il est un peu celui qui est toujours dans nos pensées, lorsque l'esprit est furibond, vagabond et surtout divaguant. Dans un autre endroit, un autre monde ou d'autres circonstances atténuantes, les choses auraient été bien plus simple. Moins pesantes. L'homme de la situation, filait bon train entre tous ces gueux dont je faisais partie. A croire qu'il y en a vraiment certains, qui ont tout gagné au jeu de la vie !

Des heures sous terres, entre trop chaud et trop froid. Parmi ceux pour qui, il n'y a plus aucun secret. Rampant et glissant, à tâtons éclairés à la bougie. Entre front transpirant et humidité ambiante. Le regards vide des uns comme trop habitués de voir passer les "touristes, face à la curiosité des autres.

Bien plus tôt dans la soirée, déjà tu rayonnais. Sans trop y croire déjà on était deux à te faire confiance, alors que s'aurait dut être le contraire. Il se faisait déjà bien plus que tard. Une heure pas normale pour commencer une autres soirée ailleurs.  Une heure que vous n'auriez jamais du atteindre. Lorsque tout est si f(l)ou que l'on ne distingue plus ce dont on a vraiment envie et la ligne à ne pas franchir.  Normale alors de voir le gérant baisser petit à petit les lumières comme pour nous incité à rentrer chez nous. Et pourtant plus qu'autre chose, c'était reculer pour mieux sauter.

Ni toi ni moi, lorsqu'il est passé au pas de course devant l'entrée, n'imaginions, où l'on terminerait !

Jeudi 27 octobre 2011 à 17:11

 

Elle était de trop, elle n’avait pas sa place. Ou alors ne l’assumait-on pas ? Elle avait ce statut en toute connaissance de cause. Mais c’est à croire que tant que rien n’est dit clairement, on espère toujours un peu quelque part. Elle espérait. Pas besoin d’être subtil pour connaître les intentions premières, sans doute uniques de ce qu’on lui voulait. Elle savait à quoi s’attendre. Que ce n’était pas la première. Et qu’il y en aurait sûrement d’autres. Pourtant lorsqu’à ses appels il répondait sans attente, face à ses baisers, elle se voyait reine du monde. Entre pulsions et désillusion, elle ne distinguait que ce qui lui importait finalement.

Et puis il y a ce lendemain de soirée, où il est parti comme ça ! Juste quelques mots, qu’il « reviendrait », posés à plat sur un papier usé. C’est moche de fuir sans prévenir. Sans rien dire. Elle le savait tout ca ! Mais lorsqu’elle se remémorait l’avant, les sourires, les souvenirs, elle se revoyait reine du monde. Bercée de ses pulsions et de désillusion, elle ne distinguait plus que ce qui lui importait vraiment … « Il reviendrait. »

Bien mal à elle, d’oublier qu’à côté il y avait d’autres sourires, d’autres souvenirs.
D’autres baisers.


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Jeudi 27 octobre 2011 à 16:38

 

Il est de ceux qui je l'avoue, n'ont pas vraiment changé ma vie. Ou alors très peu, pour ne pas dire que je n'en sais rien. Nos échanges durant trois ans n'ont sans doute pas été des plus significatif et pourtant il n'en reste pas moins Quelqu'un. Ailleurs, j'imagine qu'il a su trouver celle pour qui il comptait plus que tout. Au travers des yeux de qui il était un héros. Pourtant charmant, un poil cynique voir scénique sur les bords. Il en faisait parfois juste beaucoup trop. Et même si je sais que le but premier n'était sûrement pas de se mettre en avant - comme trop de gens le pensaient - mais simplement , d'essayer de se montrer et de se faire comprendre, l'ironie du sort c'est qu'à trop chercher le devant de la scène, il a fini par s'en éclipser tout seul. C'est dommage. J'ignore si j'ai su faire ce qu'il fallait, si par mégarde je me suis trompée de mots. Mais quand bien même nous nous considérions différemment, il n'empêche que l'on s'estimait. Ce pourquoi il a sa place aujourd'hui parmi les autres.

Quand on s'est rencontré j'étais celle de nous deux qui était le plus perdue. La "pas sûr d'elle", jamais un mot plus haut que l'autre. Tu as fait partie à ta manière de ceux qui m'ont porté. Celui dont je terrais le nom, bien trop reconnaissable, aux yeux de certains qui seraient bien loin d'être de mon avis. Pire qui te méprisaient. Au hasard d'un retour au lycée, ta rencontre et nos quelques échanges firent tout remonter. Comme quoi sans faire vraiment partie D'Eux, tu as tout de même continuer à compter très fort. C'était peut-être là, la meilleure alternative, lorsque l'on voit comment les choses se transforment. Ce qu'ils sont devenus.





... Quand on faisait semblant ... ?

Mardi 25 octobre 2011 à 20:26


Il est de ces personnes qui inspirent sans même qu'on ne les connaisse. Dont la vie raconte bien plus qu'une histoire. Personnage à part entière, qui alors même qu'il est trente six pieds sous terre, l'on en vient encore à vous parler de lui.

Il était très strict et très sévère mais aussi juste et honnête. Il avait une certaine droiture de la vie, un sens pratique de ce qui se fait et de ce qui ne se fait pas. Si manichéen qu’il était quasiment impossible de l’écarter ne serait-ce qu’un tant soit peu de ce qu’il estimait être le bon choix. Malheureusement pour moi j’avouerais que je ne pense pas avoir su le satisfaire avec le peu de temps qui m'a été impartie. Je n’aurais jamais eu la chance de le rendre fière de moi et à mon grand regret je ne le connaissais pas assez.

Quand j’avais trois ans, assise dans le siège enfant du cadi pendant qu’il faisait les courses, mon grand-père me confiait une bouteille de whisky prise sur l’étalonnage histoire de m’occuper les mains et de son côté, lui soulager les oreilles de mes cris. Accessoirement aussi, il passait sans rien dire à la caisse et remmené ainsi chez lui, la dite bouteille de wisky sans payer.

 

Vendredi 21 octobre 2011 à 7:48


<< Regardez-moi comme je suis jolie quand je pleure, j'ai besoin d'attention, regardez-moi Bordel ! >>

 
Je me sens pas à ma place, même ailleurs sans les quitter. Sûrement une énième de mes phases cyclique, ça va, ça va pas ! Ca va un peu mieux, ah non c'était pour rire. Je n'aime pas ressentir ce besoin d'autrui pour exister. Ou plutôt non, j'aime pas que les gens me jugent pour ça. Je suis comme ça. Je n'en prend pas conscience à chaque fois mais il y à des soirs, où je ne sais pas, il fait plus ombre que d'autres, plus opportuns à ce genre de réflexion. Des soirs où je le ressens comme une évidence. Et je ne sais pas faire autrement. Mon psy m'a dit un jour que le problème avec ce genre d'état d'esprit, c'est que ça ne se soigne jamais vraiment en fait. Pour cause, c'est dans la tête. Depuis je crois que je ne cherche même plus à aller contre. Avant je savais me battre, un peu. Maintenant j'abandonne d'avance. C'est lamentable d'en arriver là. Je me trouve des excuses parce que c'est la seule chose que je sache faire. Et quand bien même, de la sorte, je me rends bien compte que ça ne fait qu'aggraver mon cas.

Je crois que j'ai des mots qui ne veulent pas sortir. Je sais pas, parfois, j'ai comme des bugs. J'écris, j'efface. J'écris, j'ai peur que ça ne me plaise pas. A vous comme à moi. J'ai peut-être plus ou moins eu un jour ce qu'il faut. Mais je ne sais plus bien ou je veux en venir.

Ps : soit dit en passant C.R.A.Z.Y. est entre autre un film juste sublime à voir inévitablement et pas seulement parce qu'on a juste envie de prendre l'acteur là tout de suite sur son lit. Mais aussi pur l'accent canadien vouyons .. et pas que !

  
 

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