"Sans toi les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autrefois." (Hipolito)

Mardi 31 juillet 2007 à 22:31


Et dire que dans un an j'ai 18 ans !


Dans un an je passerais sûrement mon permis, c'est le bac aussi. Dans un an, je ne serais peut-être plus là, peut-être qu'on me pleurera, ou pas. Peut-être que dans un an je ne vous posterais plus rien, parce que soit disant trop occupée.
Dans un an, peut-être que tout aura changé.

je me suis offert l'ouverture d'une boîte à souvenir comme on dit. Ma boîte aux lettres personnifiée, où j'ai laissé s'accumuler toutes sortes de choses. En l'ouvrant j'ai été transportée dans le passé, celui qui m'appartennait il parraît.
Un passé que je ne m'étais pas remémoré depuis des années. En sont sortis des années de fous rires, j'ai revécu des bons moments, des moins bons aussi. Et j'ai refait les connaissances de toutes ces personnes qui n'étaient que de passages dans ma vie et qui ne font plus désormais partie de mon monde. Dire que c'est en partie grâce à elles que je suis ce que je suis aujourd'hui.
Puis je l'ai refermée cette foutue boîte, non sans une boule dans la gorge.
Quand je vous disais que tout peut changer en un an.


Ce que je voudrais maintenant ?
Percing à la langue, tatouage dans le bas du dos, voir mes gens encore et toujours plus, quelqu'un de bien. Oui ça se serait bien quelqu'un de bien et fiable tant qu'on y ai. Me bourrer tellement la gueule avec eux, que j'en aurais un trou noir. Me rendre compte plus tard, sur une vidéo prise que j'ai complètement péter les plombs. Fumer mes premières cigarettes, me dire que c'est pas si terrible, et de continuer à en fumer une occasionnelement parce que y a des moments quand même qui n'attendent plus que la cigarette pour être simplement beau dans leurs souvenirs. Enterrer ma vie de jeune fille avant l'heure, oui tien pourquoi pas. Prendre conscience que j'ai réussi à exister, même si ça n'a duré que quelques minutes, et me dire que ce n'était pas si mal en fin de compte. Et si l'on peut m'aider à quoi que ce soit qui irait dans l'un de ces sens, ne vous faîte pas prier allez y.

Parce que moi si je ne le demande pas, j'ai bien peur de ne me faire tribaliser la main, parce que moi je ne recevrai pas d'écharpe orange fluo, parce que je n'aurais pas de T-shirt personnifié. Voilà tout.


Dans un an j'aurais donc 18ans, dans 5 j'en aurais 23 et dans 4 jours j'en ai 17 et je ne serais pas là pour les fêter avec vous.
Sur ce.

Dimanche 29 juillet 2007 à 18:17


- Au fait, on va où comme ça ?

Ca nous avait pris d'un coup, en fin d'après-midi.
On était parti comme ça, sans prévenir, sans rien dire.
Il faisait encore chaud ce soir là alors on s'était dessapé. Non pas entièrement, juste ce qu'il fallait pour ne pas souffrir de la chaleur. On avait tout déposé en tas, sur le bas côté, nos vêtements et puis tout le reste aussi. Tout laisser là, pour ne pas trop s'encombrer des choses inutiles. On voulait simplement se débarrasser de cette putain d'amertume qui nous rongeait le ventre. De laisser tout en plan et d'oublier tout ces gens qui peuplaient notre entourage. Non pas pour les abandonner mais pour recommencer quelque chose, autre chose, autre part.
Et puis on avait commencé à marcher.
Et dire qu'on ne savait même pas où on aller, ni pourquoi, et pourquoi aujourd'hui. On avait juste un foutu but qu'on s'était donné à atteindre. Un but, un rêve plutôt. Aller nul part. Pas facile.
Tu m'avais trouvé au bord de la plage et tu m'avais demandé " Ca te dis qu'on aille faire un tour ? " Je ne sais pas si tu avais deviné ce qui me trottais dans la tête ce jour là, ou si c'était parce que tu avais besoin d'un compagnon dans ta quête mais il n'empêche que je m'étais faite avoir et que comme une conne j'avais répondu " Oui, pourquoi pas. "
Après tout c'est vrai, pourquoi pas ?
Pourquoi pas, sauf qu'on n'était jamais revenus en fait.



Et le pire, c'est que je crois qu'on avait bien fait.

 

 

Samedi 28 juillet 2007 à 22:41

- Un petit apéro, ça vous dit ?



- Oui, pourquoi pas.

Nous étions tous les trois assis dans des fauteuils différents. Dans cette maison pleine d'objets plus ou moins originaux venus du monde entier, pleine de tableaux dont certains concurrenceraient les plus grands, pleine de souvenirs des plus merveilleux aux plus inimaginables, une maison pleine de vie.
C'était ça sa maison, et elle est toute à son image.

Les autres étaient partis, tous sauf moi. Moi, j'étais restée avec eux, parce que je ne voulais pas sortir, parce que j'étais fatiguée aussi, parce que j'avais tout simplement envie de passer du bon temps avec les anciens.

Ils nous servit un verre, puis deux, trois.
J'étais bien avec mes deux petits "vieux". Ils entamèrent la discussion en parlant de leurs aînés. Au début je n'en connaissez aucun puis au fils de la conversation leurs noms me paraissaient de plus en plus familier.
Puis ils ont refait leur vie, le monde aussi. Ils se sont racontés leurs passé, leur enfance ; plus ou moins joyeuse pour l'un, plus ou moins douloureuse pour l'autre. " J'ai adoré quand ... et toi ? ... Oui c'était inoubliable. C'était quand même bien la vie. Oui et c'est loin d'être terminée. " Sourires complices.

Moi je les contemplais, de mon fauteuil miteux, comme on regarde un match de tennis. Droite, gauche, droite ... Ils passaient du coq à l'âne, tellement vite que parfois je perdais le fils.
Ils étaient marrants, là tout les deux comme des enfants, parlant simplement, c'était ... beau. Je les observais mais sans prendre partie, sans rien ajouter. Je ne voulais pas les déranger.

Et puis plus rien. Le silence. Comme si le fait de tout avoir déballé, de s'être confier comme ça aujourd'hui, les avait complètement vidés.
Dans la rue des passants riaient, et quelques voitures au loin passaient.


Bruit de clé dans la serrure.
- Tien, qu'est ce que vous faites tous les trois ?
Il prirt la parole :
- Oh rien, on se reposait.

Mercredi 25 juillet 2007 à 22:55


Le paysage défile derrière la fenêtre.


Fatiguée, je tire le T-shirt qui me sert de rideau, et que j'ai fini par réussir à bloquer dans cette putain de fenêtre qui ne fermait pas.
Je l'ai déjà vu, je les ai déjà tous vus. Toujours et encore les mêmes choses, les même paysages que l'on traverses, les même personnes à chaque coin de rue. Le même visage, au matin, dans le reflet du miroir.



Une semaine que je suis de retour et que je n'ai appelé personne, je ne sais pas où ils sont, je ne sais pas ce qu'ils font, et je ne donne pas de nouvelles non plus.

Et pour une fois au réveil, le néant.
C'est comme si j'avais atterri dans un autre monde. L'impression que l'on m'avais enlever à ma routine, cet ennuis qui m'envahissait de plus en plus, et que l'on m'avais parachuté dans une nouvelle vie, où rien ne ressemblait à la précédente, où tout était inconnu à mes yeux. Ils ne savaient d'ailleurs plus où regarder. Tous d'eux étaient attirés par des choses différentes, des choses qu'ils ne connaissaient pas. Je revivais avec grand plaisir des nouvelles premières fois. Je m'en amusais, m'en émerveillais, m'en passionnais. Puis j'en trouvais une autre, d'autant plus intéressante et en oubliais la première.


De ces vacances, j'ai l'impression d'être revenue changée. Ce qui ne m'était jamais arrivée avant. Mélange de bien être, d'étonnement, de gaieté imperturbable, ou presque, et d'acceptation aussi. Toujours compliquée mais ça me va, je trouve.

Ce sentiment de renaissance, de tout réapprendre, redécouvrir et apprécier.
C'est comme un nouveau départ, une nouvelle vie que je commencerais.
 C'était mon nouveau départ pour les vacances.




Durant ces vacances ?
J'ai revisité un endroit magnifique, j'ai écrit un peu. j'ai passé de supers moments,à la plage, dans l'eau. j'ai gagné le jackpot, j'ai fait connaissance, j'ai mangé comme jamais, j'ai écrit beaucoup, j'ai glandé surtout, et fait de belles rencontres. J'ai écrit une belle lettre, partagé d'intenses instants, lu trois bons bouquins, ai renoué une amitié, en ai brisé une autre pour mieux se réconcilier. J'en ai vu des paquets de trucs, j'ai vraiment tout adoré, je vous ai dit que j'avais écrit ? Je me suis empiffrée de glaces, je n'ai jamais envoyé ma lettre.

Samedi 7 juillet 2007 à 16:48

Départ dans quelques heures.


Ils sont déjà plusieurs à être partis et bientôt, ce sera mon tour.
Moi je ne laisse mon blog à personne, pas parce que je ne veux pas, mais plutôt parce que qui en voudrait ? Personne ne s'en occupera et à mon retour rien n'aura changé, tout sera pareil.

Vous l'aurez compris je pars moi aussi en vacances.
Je me mélange à toute cette masse humaine, à tous ces hommes, à tous ces gens qui s'entassent eux et leurs bagages dans des voitures trop petites et sans clime, jour de canicule, pendant une durée indéterminée et espèrent trouver le bonheur, la paix et le repos qu'ils ne trouvent pas chez eux, dans un autre lieux, plus loin, beaucoup plus loin de chez eux.
Tout comme cette masse je ne trouverais pas en mon lieux d'arrivée ce "paradis", et tout comme cette masse je m'en reviendrais chez moi, par les bois, pendant que le loup ... hum, sur des routes zigzagueuses (oui je sais, et alors), et me dirais c'est pas grave, ce sera pour l'année prochaine.
Déçut ? Non sûrement pas !

Tout le monde s'active autour de moi, chacun fait ce qu'il a à faire, on cherche à la gare les arrivants de dernières minutes, on fait sécher le linge que l'on n'a pas pu faire sécher plus tôt, on attend impatiemment que la personne venant s'occuper de nos animaux arrive pour qu'on puisse tout lui expliquer, on fini de remplir les valises et ... non pas moi. A quoi bon tous se presser ? C'est vrai, on a largement le temps. Moi je préfère finir de vous taper un dernier article parce que je sais que je ne reviendrai pas de si tôt.
Où je vais ? Pourquoi vous le dire ? Vous n'en avez rien à faire et vous avez bien raison, moi ce serait pareil pour vous.

[Avant goût du départ]

- Mes lunettes ? Mes lunettes ! Merde, où je les ai foutues ?
- Maman, calme toi, sur ta tête.
- Ah oui, merci.

- Mais tu vas rentrer putain de valise à la con.
- Papa. Papa, tu m'écoutes ?
- Quoi ?
- Tourne la !
- Ah ? C'est vrai, pas bête.

- On a tout ? On peut y aller ?
- C'est bizarre, j'ai la désagréable impression d'avoir oublié quelque chose mais je ne sais pas quoi.
[ ... ]
- Mince Jonathan, je l'ai enfermé dans la maison.

- Voilà, c'est bon. Tout le monde est là ?
- Ouuuuiiii
- Alors c'est parti.
[20 km plus loin]
- Hum, papa ?

- Mmmh
- Heu, j'ai oublié mon portable !


Sur ce, bonnes mauvaises vacances à tous.

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