"Dans un monde rempli de désespoir, il faut encore oser rêver." (un bel inconnu)

Mardi 26 mai 2015 à 0:30

On s'était rencontré pas plus de 6 mois avant mon grand départ. L'aventure était prévue tout autre, la Nouvelle Zélande d'abord un rêve, en solo pour pimenter le tout, agrémenté d'un anglais que je ne métrise pas totalement. Puis voilà, Elle a débarqué dans ma vie, après quelques bières lors d'une première soirée improvisée et elle m'a proposé de l'accompagner pour son périples. Instant de flottement … Cette nana que je ne connais pas, me propose le tout pour le tout. Que dire de plus ? Il m'a fallut quelques jours je l'avoue, peser le pour et le contre, d'attendre qu'elle réalise ce qu'elle venait de m'offrir, écouter les ignorants me dire que « Mais en fait tu ne la connais pas cette fille. Qu'est ce qui te dit que ça va bien se passer ? Pas peur des disputes ? Et si il y avait un problème, ton voyage ne serait pas gâché ? C'est quoi le plan B ? Et si, et si, et ... mais au fond de moi, je savais déjà que c'était foutu et que je la suivrai au bout du monde.

La Colombe c'est mon oiseau de malheur à temps partiel. Je dis de malheur parce qu'elle m'a forcé à sortir de ma zone de confort, affronter un pays pour lequel je pensais ne pas être prête et gravir des montagnes que je n'imaginais même pas. Le reste c'est que du bonheur. La joie qui m'a ensevelie à son arrivée à Delhi, deux heures plus tard alors que je ne l'attendais plus. Nos fous rires interminables à des heures où l'on emmerdait le monde, les BATMAAAAANNN à tout va, dans une ruelle, une gare, un square. Elle était là, à mes côtés, deux mois durant, sans jamais être pesante. Discrète à ses heures, sociable pour deux quand je n'avais pas la pêche, un peu mère lorsque j'en avais besoin. Et je pense pouvoir dire sans crainte que je lui rendait bien. C'était mon amoureuse, mon amie ignorée. Un peu la sœur que je n'ai jamais connue, un coup de foudre amical comme on en a rarement.

Plusieurs fois elle m'a demandé de la suivre. Plusieurs fois j'ai grandement hésité. Dur de partir un an quand on n'a planifié que deux mois. Mais je ne regrette rien. Ni de l'avoir laissé suivre son rêve, ni de l'avoir suivie. Pas une pensée pour mon île ni mon programme d'origine. Nos soirées angoissantes comme nos longues discutions, à refaire … Tout PAREIL ! Le bon comme le mauvais, le difficile voir atrocement épuisant. Les larmes, nos larmes à deux, les petits bonheurs inutiles mais qui changent tout. Parce que je t'ai rencontré toi, Colombe, qui m'aura fait découvrir l'Inde et le Népal comme jamais je n'aurais pu les imaginer. Parce que j'étais avec toi, parce que je t'aime GROS COMME CA. Je t'attend de pied ferme, pour de nouvelles aventures.

Vendredi 22 mai 2015 à 0:50

 
 

L'homme des neiges n'est pas bien mieux qu'un autres. Entre deux absences injustifiées, il ne s'exprime guère pour signifier ce qu'il ressent. Ne sait-il pas quoi penser ? A-t-il perdu sa langue ? Comment savoir. Si les femmes et le hommes ne se comprennent pas, c'est que cela fait bien des millénaires qu'ils ont rompus toutes communications. Pourtant à un moment de l'histoire c'est sûr qu'il y a eu un contacte. Alors que s'est-il passé ? Quand l'un s'affole, l'autre souri. Lorsqu'elle pleur, il prend la fuite. C'est à ni rien comprendre. L'homme des neiges à toutes les cartes en mains, ce serait bien la première fois. Mais il ne fait rien. On n'attend que quelque choses se passe là-bas. Un retournement de situation serait dur à accepter mais pourquoi pas ? Mais pas un mots. Les rires sont de plus en plus rares et l'on discerne qu'il y a du mouvements. Que dire de plus ? Appart un vide. On ne nous met pas au courant et l'on s'inquiète. Qu'en serait-il si il avait posé son nid ailleurs ? On ne le saura peut-être jamais.

 

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