"Lorsqu'il fut créé le monde avait l'odeur d'un jardin après l'orage." (Félix)

Samedi 29 septembre 2007 à 15:50


La petite fille s'était malencontreusement retrouvée là, devant son clavier. A le fixer bêtement.



Elle s'ennuyait.
Non pas qu'elle n'avait rien à faire, au contraire. Dans moins d'une heure elle partirait. Elle devait se préparer, elle, sa valise, et tout le reste.
Sa journée était bientôt terminéemais elle attendait quoi que ce soit vennant compromettre ses plans. Elle avait tout fait de ce qui était inscrit sur cette liste imaginaire qu'elle s'écrivait chaque week-end pour ne pas en arriver là. Elle avait tout fait. Et plus encore. Mais il lui manqué quelque chose. Elle avait tenté de ne plus y penser. Tenté d'avaler sa salive pour que cela passe plus facilement. Malgré tout il y avait ce goût d'inachevé qui lui restait dans la bouche. Et ça la dérangeait plus que tout. Cet imprévu qu'elle espérait chaque fois mais qui n'arrivait jamais, lui restait en travers de la gorge. Elle essayait de ne plus y penser mais elle se retrouvait là pourtant. A taper ces quelques mots sur son ordinateur, ces quelques lettres sur son clavier. Et cela ne l'aidait guère. Elle y penser beaucoup trop et plus encore à chaque mot formé. Comme si le fait d'écrire lui faisait se rendre compte plus de sa situation.
Alors elle s'est arrêtait de taper sur ces touches. A juste fini par cliquer sur envoyer. Et puis elle est montée faire sa valise.

Se désolant que demain, n'aurait rien de plus imprévisible qu'aujourd'hui.

Samedi 22 septembre 2007 à 19:27

Aujourd'hui je me suis trouvée un ange gardien.



Non, non, ne riez pas. C'est vrai

J'explique.
Mon ange gardien, il est tout petit. Si petit qu'il était pour lui facile de se faufiler jusque sur mon épaule, pour me murmurer les mots qu'ils faut, ceux qui font du bien. Si petit qu'il passait involontairement inaperçu aux yeux des gens qui l'entouraient. Si petit que souvent, quand j'ai cru entendre chuchoter à mon oreille, je me suis retournée brusquement pour vérifier, et que souvent, je n'ai rien trouvé.

Mais aujourd'hui mon ange il en a eu marre d'être incompris. Pas parce que je ne l'écoutais pas, mais plutôt parce que je ne l'entendais pas, à cause de sa trop petite voix. Alors il a décidé de se planter devant moi, tout droit, pour que je ne puisse pas le louper. Et il a commencé à me dire : «Fais pas si, fais pas ça, patati et patata … »
J'ai bien faillit exploser de rire. Mais voilà, je me suis dit, si moi j'était un petit ange, je n'apprécierais pas trop que l'on me rit au nez comme ça. Alors par respect pour lui je me suis retenue.

Maintenant que je savais qu'il était là, à épier tous mes gestes, à chaque instant, j'agissais différemment. C'est qu'il a beaucoup de pouvoir sur moi mon ange. J'avais peur de le décevoir en fait et vous savez ce qu'il m'a répondu sans que je ne lui dise rien. « Je ne suis pas là pour te juger, je ne suis là que pour t'aider. »
Je crois que je l'aime mon ange en fait.

C'est rien qu'une petite boule toute ronde mais pas bien poilue. Il est châtain clair, aux yeux verts, et rien qu'a m'y plonger, j'oublie tout ce qui m'entoure. C'est qu'une petite boule pas bien méchante mais qui quand elle serre les poings et qu'elle devient toute rouge, vous avez peur qu'elle explose. Elle est si mignonne, cette petite boule qu'on a envie de l'attraper en vole, de la câliner et de ne plus la lâcher. Mais elle vole vite la bestiole, et je crois qu'elle n'aime pas les câlins.

Le  truc, c'est que mon ange gardien il fume. Ca gâche toute la magie me direz vous. Non pas toute. C'est juste que je ne veux pas qu'il se tue à cause de ces merdes. Alors on en a parlé, comme ça, sans que je ne l'oblige à rien. J'aime bien mon ange parce que quand il me parle, c'est tout un brouillard qui se dissipe. Je l'aime bien parce que quand je lui parle c'est moi qu'il écoute et pas la fille que je montre être.

Et puis mon ventre a gargouillé, parce que tout simplement j'avais fin. Mon ange m'a proposé une cigarette. Depuis quand le fait de fumer inhibe la fin, luis ai-je demandé. Depuis jamais, c'est juste que ça permet de ne plus y penser.
A cette phrase j'ai sourit et on a rigolé. Un rire sincère comme deux amis qui viennent de sortir une bonne vane. Comme deux bons amis alors qu'on ne se connaît presque pas finalement. Et puis c'est quoi deux semaine ?
Je lui ai promis que la prochaine fois je prendrai sa cigarette pour vérifier la véracité de nos conneries. Sauf que ce que je ne lui ai pas dit, c'est que je la prendrai et que je ne la fumerais pas. Ca en fera une de moins pour lui, et une de moins c'est toujours une de moins.


C'est depuis ce jour que je suis devenue la conscience de mon ange gardien.

Lundi 10 septembre 2007 à 22:17



- Dis tu peux me classer jolie, belle et mignone par ordre croissant stp ?


- KOI ?
- Pourrais-tu, stp, me classer ds l'ordre croissant, du plus mieux au moins bien, les mots jolie, belle et mignone ?
- belle
- jolie
- mignone
- pk ?
[...]
- 2 tte façon le mieux c'est bonne loOl
[...]

Vouis auriez répondu quoi vous ?


- oui mais bonne, c'est disgracieux !

Dimanche 9 septembre 2007 à 21:13


Ils sont tous partis.
Je suis rentrée et je les ai vue plier bagages.

Ils sont tous partis.
Les hommes, les femmes. Tous partis. Les parents, les enfants, aussi. Les jeunes un peu, même les vieillards. Tous. Et ils n'ont presque rien laissé.

Ils ont vidé la maison. On commencé par le salon puis la cuisine. Après ça a était le tour des chambres. Celle d'en bas est entièrement vide. En haut, c'est une autre histoire. Je crois qu'ils n'ont pas eu le temps, peut-être. Ils ont fait un gros trou dans le mur aussi. Facilité oblige. C'est horrible. Je crois là encore qu'ils n'avaient pas le temps de tout bien faire comme il fallait, passer par la petite porte devant, et donc de perdre du temps.
J'ai regardé par la fenêtre tout à l'heure. Il n'y avait plus de rideau pour me cacher derrière alors ils m'ont vu. Je crois qu'ils s'en foutaient en fait. Ils ont vidé ma maison. Ils ont vidé TOUTES les maisons. Ont laissé ma chambre. Seulement ma chambre. Les autres pièces sont vides. La maison est vide. Les rues sont vides. Je crois bien que la ville est vide aussi.

Tout à l'heure je suis allée voir dehors. Sans raisons. Juste comme ça. Je suis sortie un peu pour vérifier je crois mais je n'en suis plus certaine. Pas un bruit. Pas un chat. On dirait que les animaux aussi ont déserté. Je crois que je crois bien. Je suis effectivement bel et bien seule.
La nuit commençait à tomber alors je me suis assise sur ce banc. Celui sur la route qui va au cimetière. Que personne n'utilise jamais. Il est beau je trouve. Avec cet arbre qui pousse presque sur lui. On dirait qu'il veut le protéger des intempéries. Tu vois lequel ? Quoi c'est loin ! Hé Ho on s'en fou, tu te souviens que je me retrouve seule. J'ai le temps maintenant. Tout mon temps même.
Trop de temps.
Maintenant que j'y pense j'aurais mieux fait de partir avec eux. En même temps tu me diras, ils ne m'ont pas trop laissé le choix. C'est eux qui n'ont pas voulut.
Oui mais quand même. J'aurais du leur forcer la main. Ne serait-ce qu'un peu. J'aimerais croire qu'il y avait une raison à tout celà, quelle qu'elle soit, mais au final c'est dur d'y croire.

Il n'y a rien à comprendre je crois. Moi-même je ne comprends pas.


 

Lundi 3 septembre 2007 à 21:40



C'est une phrase que j'ai dite toute le soirée.
Cette tente montée aux environs de dix heures passées, une fois la nuit tombée, notre défi personnel.
Les trois personnes de plus, coup du hasard et ce qui fait toute la différence.
Le surplux d'alcool dans le sang, le trop peu de bouffe.

Devenir fétichistes du pieds.

Ne jamais rencontrer cette barre qui apparaîtrait soit disant le lendemain matin.
Aller bien tout simplement.
Se sentir toujours entourée.
Nos conversations à sens cachées.
Tes oublis d'identitée.

Même que putin qu'est ce qu'elle était belle cette fleure.

Vive les rentrées.



( Souriez)

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