La vie est une farce et nous sommes les dindons de l'histoire.

Jeudi 30 juin 2011 à 1:44


L'orage de la veille s'est abattu sur mes songes comme par inadvertance. C'était la bouteille de trop, celle qu'il ne fallait surtout pas boire. Le réveil fut rude, la nuit plutôt lourde et d'une étrange ambiguïté. Fallait-il rire ? Fallait-il pleurer ? A l'annonce des nouvelles de la journée, la décision n'était toujours pas prise. Une nuit pourtant sans encombres, d'apparence. Peut-être un mauvais rêve en fin de cycle. Des images déroutantes, sans grande folie et pourtant perturbantes.

Un pied sur le sol et rien ne se passe. Le second posé et déjà je sais que la journée se déroulera merveilleusement bien. C'est étrange certaines certitudes venues de nul part. Hier encore ma vie toute entière me semblait morne et fade, ce matin, je suis la reine de l'univers. Personne ne sait pourquoi. Je n'ai rien fait pour. Qu'il en soit ainsi.


J'imagine que mon père n'a pas tout à fait tord lorsqu'il dit qu'une bonne nouvelles n'arrive jamais seule. C'est juste dommage qu'il en soit aussi de la sorte pour celles qui à l'inverses sont contrariantes. 


J'ai un petit secret à vous dire, des fois je pense à des trucs, c'est pas très propre ou pas joli mais qu'importe, parce que j'y pense si fort que ça m'en perce les timpans. Le sang afflue du coeur à mes veines, de mes veines au cerveau, mais si vite qu'il a à peine le temps de se ré oxygéner. Le genre de choses que l'on ignore parfois jusqu'où elles peuvent aller. Les horribles choses, celles qui dérangent, que l'on blotti sous terre, après les avoir enfermé dans un sac et serrées très fort. Il y a mes colères, mes envies sombres et inavouées. Certains soirs de tristesse assez trash, quelques bêtises que l'on pourrait presque nommer atrocités. Mes peines, leurs douleurs associées, les fantasmes que je n'ose même pas fantasmer.

Et puis toi, que je n'assume décidément plus.

 

Samedi 11 juin 2011 à 14:07


Il pousse des cris, seul sur la scène ou presque, il est déjà très loin de nous. La foule l'observe, l'écoute avec attention. Ce soir il s'offre pour la première fois au public et le public à l'air d'apprécier. C'est la vie d'un jeune homme, ses passes en hausses mais surtout ses passes à vide. Ses sentiments qu'il nous partage. Il communique grace à son language de prédilection.
La musique.

Sa voix roque, posé sur des accompagnement, pianno, harmo, basse. Son monde que je connais si bien. Lorsque son regard perce la foule, pour me rejoindre quelques instants, j'ai un sursaut de tremblemants. Quelques part il était peut-être fait pour ça. La scène. Les fans, les soirées qui terminent à pas d'heure pour ranger le matos, les tournées en minibus entre compagnons de voyage. Vivre en directe, chaque jour comme une nouvelle experience.
Ca ou l'écriture ...

J'aurais bien quelques "critiques" à faire malgré tout, ou plutôt des conseils. Mais il a un peu la dents dure, et même pour son bien, sans méchanceté aucune, il a vite fait de se sentir agresser. Alors je me tairais, même si c'était constructif. Pour son bien et le mien, je n'entrerais pas dans les détails.
Ca a souvent été celà.

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