Quand on cherche des excuses, on fini toujours par en trouver.

Lundi 16 mai 2011 à 13:57


 Elle a de bonnes joues, un air naïf mais on le sais, en la  croisant, lorsque vous la regardez droit dans les yeux, vous lui donnez bien souvent  moins. Malgré tout en bas et habillé vous oubliez tous les questionnement qui plus tôt vous posez problème. Un peu de maquillage, des atouts mis en valeurs, quelques verre de plus et vous avez vite fait de ne plus faire attention à rien. Même à son sourire triste. Le week-end pourtant quand elle rentre, elle n'est aux yeux de ses parents qu'un gamine sans trop de problèmes, qui ne fait pas de vagues. Il y a au quatre coins de son lit, éparse des peluches en tout genre, mais si l'on ouvre le tiroir de sa commode, celui du bas on trouvera de quoi ne pas se sentir accommoder en bonnes occasions. Il n'y a pas si longtemps que ça, sa mère encore laissait sa porte entrebailler pour faire passer un brin de lumière, tout en pensant à quel pourrait être le meilleur profil de gendre. Or hier comme souvent elle découchait. On souhaite son bonheur, elle le bousille un peu plus chaque jour. On lui espère un bel avenir, mais pour elle les cours, n'ont déjà plus d'importance. En face à face elle demande toujours plus de liberté, de confiance. Pourtant lorsqu'elle se retrouve seule dans son studio ridicule, elle appel insensémment au secours. Mais les murs sont épais et ses cris sûrement bien trop faible. Plus tard elle ressortira donc, chercher se réconfort, qu'elle ne sait plus où trouver.

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Lundi 16 mai 2011 à 13:09

 
En entrant, de suite, je remarque celui qui dans le coin est dans sa bulle. Air pensif, style prononcé, regard bercé par le paysage défilant derrière les vitres. Je te choisis toi de suite. Pas seulement parce que je me sens indéniablement attirée mais aussi et surtout parce que tu ne sembles te soucier du monde qui t'entoure. Sans but réel, assis là, contre le métal froid qui t'emmène dieu sait où. Je me sens proche. Quelques instants pas plus on se croise, on se comprend intensément, par des mimiques qui se trouvent être identiques. Une stigmate, un clin d'oeil. Pas grand chose mais que l'on remarque l'un l'autre malgré tout. Une accolade, un vieillard qui passe par là et déjà nous communiquons. Nous partageons. Nous nous connaissons à peine et pourtant ensemble nous rions déjà, chacun de notre côté. Toi le regard vers dehors, moi sous mon chapeau. Comme honteux de se rapprochement si rapide que l'on ne saurait l'expliquer.

Puis la porte s'ouvre et c'est à ton tour de descendre, moi j'attendrais encore plusieurs minutes.
On espère toujours un rien plus.
 

Vendredi 13 mai 2011 à 3:05

 

J'ignore où les évènements me mèneront. Hier encore je fermais les yeux sans pouvoir mettre la moindre image sur mon avenir. Je ne vous parle pas de simple soucis d'aiguillages, parce que le problème c'est qu'à l'heure actuelle je ne suis même plus sûr de finir par arriver. Aujourd'hui les quelques édifices que j'ai su faire tenir debout, aussi peu longtemps soit-il, s'écroulent petit à petit. Plus de rêve, plus de formation, loin de tous et perdu de moi même. Alors voilà, je déraille, on m'envois parler à des gens, pour m'aider. Mais ça n'arrange rien. J'essaie de remplir mes journée le plus possible. Moins j'ai de répit, moins j'ai de temps pour réfléchir, et mieux je me porte. Du coup je me crève, je m'enlise et je ne sais pas quoi faire. J'ai l'impression d'être abandonnée et pourtant je ne fais pas le pas vers ceux qui pourraient me soulager. J'ai peur d'être de trop dans leurs vies qui sont déjà bien assez remplies comme ça, sans que j'ai besoin de les rendre plus compliquées. J'ignore où le vent me portera. En ce moment je vacille entre désoeuvrement et décadence. Où comme on le dit si bien, je suis sur la corde raide !

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Samedi 7 mai 2011 à 5:33

 


Il y a des immeubles sympas, où l’ambiance est cordiale, où il est même possible d’aller boire un coup chez ses voisins. Des immeubles tranquilles où les mouches se fatiguent elles même avec le vrombissement de leurs ailles. Il y a des immeubles bordélique, où chacun y va de sa mélodie, où ça cri et sa gueule à tout les étages et ou tout le monde s’en fout parce que personne n’entend. Partout, dans chaque quartier, chaque recoin de chaque vile y a des gens qui vivent les uns au dessus des autres et qui survivent à ca. Et puis il y a mon immeuble de l’extérieur il fait bonne figure, il se tient  bien droit, face au cimetière, propre sur lui, presque classé parce qu’une jeune fille rangée y a écrit ses Mémoires. Les fenêtres branlent un peu, laissent passer des courants d’airs, juste assez pour filer une conjonctivite à un chat. Mais en gros c’est un immeuble banal comme il y en a mille dans Paris.

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chez un (malheureusement) je ne sais plus qui ..

Mardi 3 mai 2011 à 0:05


Les instants filent à vive allures, ces deux dernières semaines invraissemblables, l'année écoulée, les mauvaises passes et les meilleures. Sa venue dans mon monde en particulier. Eux aussi, quelque part. Nouvelles rencontres, réapprendre à faire confiances, les philosophies de vies qui diffèrent. Les changements d'opinions.

Pendant longtemps mon passé c'était une sorte de refuge, la grotte sombre mais dans laquelle on à l'habitude d'aller se planquer lorsqu'on a l'impression que plus rien ne va. Un lieux inconnu de tous, où seuls certains "élus" ont eu accès un court moment. Longtemps je m'y terrais comme l'ermite que j'étais, que je voulais être, ou paraître. A force on ne sait plus distinguer les origines d'un acte. Et pourtant de plus en plus je ne m'y retrouve plus.

Entre les amours déchus, les mensonges passés et les secrets de familles toujours inavouées, je commence à me perdre. J'ai d'un côté, ce futur qui se veux si accueillant, où tout serait beau et bien pensant et de l'autre cette grotte, ces souvenirs en pagailles, mes veines rougies certains soirs sur l'oreillé, d'autres fois les pompiers dans mon appartement à 3heures du matins. 

Il y en a toujours pour vous dire que ce n'est pas si compliqué en fait, que ça vient de vous. Parfois effectivement, il suffit juste de lacher un peu de leste, de fermer les yeux et de se laisser porter par les évènements. D'autres fois par contre, il faut se rendre à l'évidence que ça ne fonctionnera pas. Les yeux se ferment mais les larmes coulent. On ne dit plus mots mais ça gronde à l'intérieur. Les gens vous disent que tout ira bien, pourtant vous vous trouvez sur ce rebord, à cette fenêtre.

Tout les jours j'apprends à espérer, croire en moi et je fais trois ou quatre pas vers le lendemain. Et puis il y a ces fameux jours de pluies, de tempête même, où je recule promptement de deux pas vers cette obscurité si chaotique mais que j'ai su apprivoiser au fil des années. Où quelques part je me complains dans une tristesse qui même mauvaises me reste familière et me suffit amplement.


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