"Deviens qui tu es !" (Pablo Picasso)

Jeudi 29 mars 2012 à 1:04


.. en contre partie tu as devoir d'être disponible à tout instant. C'est bon ça !!!!   :D

Jeudi 29 mars 2012 à 0:50


Me retrouvée seule sur le palier de ton immeuble, les bras en croix, la tête loin des épaules, les idées sombres. Bientôt plus de deux heures que je t'attends là. Prête à partir et pourtant je reste immobile, dans l'attente de quelque chose qui ne vient pas. Qui aurait pu croire que la journée se terminerait de la sorte ? Les bonnes nouvelles m'échappent, les moins bonnes me submergent. Après une faible phase d'émergence, j'en convient que c'est sans doute le début de celle qui décline. La pénombre m'enlace, cette nuit serait presque apaisante, et pourtant il règne un faible sentiment d'instabilité. Toujours pas de nouvelles de l'attendu mais quelque part peu m'importe. Je ne sais plus ni ce qui compte ni ce qui n'a pas d'intérêt . Si seulement je recherche quelque chose de précis ou bien de totalement improbable. La nuit m'appartient, son silence m'habite, tout disparaît. Seules mes doigts semblent encore vouloir se défendre contre le froid. Je me bas, peut-être sans raisons, et j'en viens à me demander dans quel but. Finalement nous ne sommes que de passage comme on dit. La fin sera la même pour tous, alors à quoi bon ? Les sons ce sont évaporés depuis bien longtemps, je ne distingue plus la nuit du fond de mes paupières, mes sens sont engourdis. L'aventure pourrait me tomber dessus tout de suite, que je ne m'en rendrait sûrement pas compte. Mais je m'accroche. Je suis de ces froussards qui ne sauteront jamais le pas. Je suis de celles qui ont besoin de toi plus que du reste. J'attends parce que je ne sais pas quoi faire d'autre. Les minutes paraissent longues lorsque l'on ignore la raison de notre engouement. Les réverbèrent scintillent au dessus de ma tête, cliquètent en décadence, le vent me traverse les cheveux, et j'oublis encore une fois ma venue par ici bas. Le temps de soutenir ma respiration un peu trop longtemps, et je tournerais juste assez de l'oeil pour distinguer clairement les étoiles. T'y retrouverais- je ? Sera t'il encore seulement tant de forcer les choses ? Mon esprit vagabonde entre espoir et déraison et déjà une heure de plus s'écoule sans que je ne m'en aperçoive. Bientôt plus de deux heures que je t'attends là. Prête à partir et pourtant je reste immobile, dans l'attente de quelque chose qui ne vient pas. Qui aurait pu croire que la journée se terminerait de la sorte ? ....

Mardi 20 mars 2012 à 0:14


Quelque part tu n'es déjà plus qu'un mauvais souvenir lointain qui déconne juste un peu trop.

Je dépérissais, un soir de septembre, la tête dans les bouquins, les couvertures toutes neuves et le nouvel emplois du temps.

J'ai toujours aspiré à beaucoup, mais sans aucune volonté, ou vide de confiance en moi, la peur a toujours fini par me rattraper. C'était un de ces débuts d'années comme bien d'autres, où j'espérais encore que l'aventure finirait par me rattraper, les bras branlant dans le vide du balcon, le regard perdue dans l'immensité noir. J'imaginais histoires ahurissantes sur contes rocambolesques, tours de magie puis otage, cambriolage et recommencement sur de nouvelles bases, ou fuite volontaire à la recherche de renouveau. Je ne me suis jamais senti à ma place parmi les "miens" quelque soit la grandeur de monde que puisse englober ce terme. Mes parents, ma famille, mes amis, et tous ceux qui pouvaient m'entourer, n'ont jamais étaient qu'une vague illusion de ma part. Il fallait trier et plutôt que de perdre du temps j'aurais préféré tirer un trait, net et précis. Mais il y avait les études, les responsabilités, le manque, et toutes ces choses insipides qui font que l'on ne lâche finalement jamais prise.

Il y avait un peu de toi aussi, deux balcons en dessous du mien, le premier en partant de la droite, sur l'immeuble d'en face. Le sourire juste assez ravageur pour savoir me tenir à tes crochets, sans jamais venir me décrocher.

Dimanche 18 mars 2012 à 21:18


Il n'y a rien de méchant, lorsque je te dit être comme les autres. Au contraire, j'aurais tellement préféré que tu t'en éloignes. Avec ou bien sans moi. Que tu sois différent et non pas comme ce "basic" que l'on trouve à chaque coin de ruelles. Autant il est vrai j'ai toujours eu du mal à faire mes choix, autant toi c'est à les assumer que tu y trouves difficultés. D'où ce doute constant sur toi qui m'ensevelissait. Quand on sait la confiance que tu as en toi, on se dit que tu ne devrais pas être du genre à passer par quatre chemins. On a le droit de vivre des choses, toi le premier, alors pourquoi se cacher derrière des "je ne sais pas" ? Si on ne peux évidemment pas dire à l'avance si tout fonctionnera comme on le souhaite, il n'empêche que l'on sait toujours lorsque quelque chose nous plait ou non. C'est le principe même de ce qui influence nos choix, nos goûts ! Et c'est tout ce que je demandais plutôt que d'entendre tes belles et grandes phrases. Finalement tu as eu beau te battre et clamer à tout vas que tu te différenciais du lot, chacun des moindre de tes faits et gestes, de plus en plus, m'apparaissaient comme d'une banalité affligeante. Tu ne peux te dire ami, lorsque tu annules rencontres sur rencontres. Tu ne peux te dire ami, si tu commences à avoir peur de la réaction de l'Autre. Tu ne peux pas te dire mon ami si je ne peux compter sur toi. Et même si j'apprécies beaucoup tes appels nocturnes, tu ne peux pas te dire ami lorsque tu ne fais que survoler les choses.
 
A toi qui en ce moment semble en prendre plein la gueule dans le petit monde qui est le mien, dis toi seulement que tu es une bonne source d'inspiration. Que je t'en veux beaucoup certes, mais pas tant que ça heureusement.

Samedi 17 mars 2012 à 20:35


Tu cherches ta soeur jumelle, là où j'ai toujours pensé que seuls les opposés s'attiraient. Tu expliquais alors qu'elle devrait te comprendre tout en t'étant différente. Etre ton égale sur les émotions mais bien distincte de toi sur la manière d'agir. Je suis bien loin de tout ce que tu peux en dire et pourtant tu y trouves coïncidences, sur coïncidences. Nos rencontres, notre vie, sa vision. Nos soucis. Quelques part seule notre différence d'âge pose à questionnement. Je me retrouve dans ce que tu n'es plus, tu te reconnaît dans ce que j'aimerais être. La futilité que devait prendre notre histoire, n'a jamais été aussi peu présente. On s'évertue à forcer quelque chose qui se veut faire différemment. On ne sera jamais ce coup d'un soir ou régulier, qui nous aurait mutuellement simplifié la vie. Pour l'instant c'est Walt Disney, resto et salsa entre amis. La vie nous joue de bien drôle de tour parfois. Certains bien plus faciles à accepter que d'autres, si seulement on voulait sois même s'en convaincre !

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