Un brin de courage , pour trois grains de folie.

Dimanche 13 décembre 2015 à 2:38

 
 
Un jour je suis retombée sur Frédéric, comme ça, dans le métro, avant d'aller travailler. Ca m a fait comme un coup de poing dans la face. Je passais en coup de vent, pour ne pas dire en courant, devant la sortie 1, comme tous les matins avant de prendre la 2.  Un grand 8 dans mon bide forcément. Petit volte face, prend une pose déconcertée devant les amoureux qui sentent mon regard de plus en plus lourd sur eux et se retournent. La femme m'est inconnue et l'homme complètement hors de propos. Secouant la tête déjà pour rêvasser a mieux, je persiste a ne plus voir que lui. Le mal est fait.
 
les souvenirs remontent un a un. Son studio d a peine 10m2 pour les études, nos baises interminables, le cirque du soleil et le lac des signes. Mes cauchemars un soir sur deux, le manteau vert anis, les crises d'adolescente, la meilleures baise du monde. Comme ça en vrac. Pour mieux m embrouiller sans doute.
 
Me rappel notre rencontre dans ce bar si petit que nous nous tenions chaud sans nous connaître. Si petit que vs nous entendiez parlez de catacombe avec la gaby et que ça vous donnez envie. Cette folle rencontre tant et si bien que vs nous avez suivi sur un coup de tête. Une histoires sans complexes.
Au début en tout cas.
 
Je te revois encore, ce soir en rentrant par les ruelles peu éclairées de chez moi. Je te croise parfois sur le quai, direction Brunoy. Je t'ai un peu trouvé hier, dans le regard de l homme assis en face du bar. Je te vois trop, Frédéric, toi qui m'avait brisé le cœur. Champion de la liste, j'en avais oublié les rires mais surtout les pleurs en ta compagnie. Je te vois trop quand je suis seule dans le noir, quand je me lève un peu trop tôt, quand je me pose fumer dehors. Je te vois tellement que ça m'en bouffe le cœur une seconde fois. De tout ce que je ne regrette pas mais un peu de ce qui n'était pas la non plus. De pourquoi cette fin médiocre. Pourquoi ces mensonges. Pourquoi tant de tout, si ça n'était que rien.

 
Je t'en veux Frédéric, de m'avoir eu comme la fille qui ne comptait que peu. Celle qui nous fait oublier pour mieux l'oublier ensuite. Je t'en veux d'avoir été honnête des le début. De ne pas m être écoutée et d'être tombée amoureuse.
Amoureuse du seul homme pour qui, j'étais prête a décrocher la lune.
 

Lundi 21 juillet 2014 à 23:13


Le mois de juillet n'est plus ce qu'il était. L'air est pesant mais sans ambiance. Paris s'endors mais ne se réveil pas. Dans le métro, les musiciens s'accordent même une petite pause. Les gens s'ennuient, les lumières ne dansent plus. On croirait presque que la ville s'est arrêté de respirer.

23h37, je profite d'un moment d'égarement pour demander une trêve. Un signe d'amour ne serait pas de refus.
Pour la peine, j'aurai une fin de câlin, un début de soupir et un milieu de pas grand chose.

Paris libères moi de tes bras. Je pense qu'il est grand temps pour moi d'aller rêver ailleurs.

Vendredi 31 janvier 2014 à 17:44


Pourquoi les gens ne disent pas simplement la vérité ? Pourquoi tourner en rond, autour d'un problème qui mériterait juste d'en parler ? Pourquoi feindre l'indifférence, donner de fausses excuses et jouer aux faux semblant. On veux se donner bonne figure ou bien l'on a peur d'affronter les yeux de la désolation … C'est vrai, moi non plus j'aime pas faire de mal, j'aime pas dire de choses méchantes et j'aime pas que les gens ne m'aiment pas. Mais mieux vaux se sentir mal, que de le faire endurer aux autres. Pire que de n'être apprécié de ceux que l'on admirait tant, c'est croire qu'ils nous aiment alors qu'ils n'osent nous dire la vérité. Celle qui blesserait fort, pendant plusieurs jours sans doute. Mais au moins l'on serait fixé ! On ne passerait pas soirées après soirée, seul dans un coin à se demander si il y a un problème et quel peut-il être. Alors on rase les murs parce qu'on est persuadé d'être de trop, que l'on à fait quelque chose de mal mais que personne ne veux nous dire quoi. Forcément ils ont trop peur. Ils préfèrent passer pour les gentils et vous laisser mijoter. Mieux, parler dans votre dos, parce qu'après tout, tout ce que vous ignorez ne peux vous faire du mal. Sauf qu'il n'existe pas beaucoup de monde bête à ce point ! Tout le monde à un sixième sens et tout le monde sait interpréter le langage du corporel. Que cela soit en une nuit ou bien en une semaine. J'aime pas les hypocrites, je sais ce n'est pas nouveau. Mais je le redis parce que quelques soit le nombre de km que l'on met entre nous et notre ville natale, on fini toujours par en retrouver. Des plus grands, des plus forts, des meilleurs !

Lundi 25 novembre 2013 à 2:00


Pas d'au revoir, pas d'embrassades déchirantes sur le départ, juste un petit smack. Et aucune émotions. Je m'envole et pourtant, je n'ai ni l'impression de te perdre, ni celle de te retrouver à mon retour. Je me retourne sans grand espoir et il s'avère que tu as déjà filé. Ca ne m'étonne pas. Je ne m'inquiète pas. Ca ne me blesse même plus. Cela dit, j'aurais aimé. J'aurais voulu des pleurs et des poils qui se hérissent, un nez humide. Des mots doux au creux de l'oreille ou un langoureux baiser. Juste un clin d’œil aurait peut-être suffit mais rien de tout ça. Ce n'est qu'un mois certes. Mais déjà quatre de passés à t'attendre. Quatre mois, beaucoup de questions, très peu de réponses et ton cynisme. On me dit indisponible … Peut-être. Mais j'aime encore penser que si tu ouvrais les vannes, je m'abandonnerais complètement. Il y a nos ego, il y a la peur, le manque de lâcher prise et les sarcasmes. Tous ce qui fait qu'on n'y arrive pas et qu'on reculerai presque. J’attends un dernier signe, encore, peut-être que ce sera le tien. Ou peut-être pas.
Mais s'il te plaît fais moi mentir. Je déteste me donner raison.

Vendredi 1er février 2013 à 3:28


On était jeune et fichtrement très cons.
Mais bordel, Qu'est ce que j'aimais ça !

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