"Dans le noir on ne voit plus qu'avec le coeur." (une illustre inconnue)

Samedi 25 janvier 2014 à 20:33


Je ne pense plus assez à Elle, comme je m'étais promise de le faire toute ma vie. En apprenant à vivre, comme je l'avais toujours rêvé, j'ai fini par l'oublier. Nous ne sommes plus aussi proche aujourd'hui que l'époque des ongles multicolore. Nos dernières retrouvailles, n'étaient qu'un dîner organisé pour l'occasion. Une fête à laquelle je ne croyais pas, un inconnu inopportun, un retour parmi eux aussi bref qu'improvisé ! J'aime pas les voir entre deux, comme s'ils ne comptaient pas vraiment. Tous autant qu'ils sont. Car quand je dit eux, je pense aussi un peu aux autres, même si là encore, le temps nous a joué quelques sales tours. Eux, c'est un peu tout ce que j'ai, au delà de la famille. C'est comme on dit celle du cœur, que j'ai choisi. Ils ont gagné leur place le jour de nos rencontres, par le temps, la confiance et toutes ces banalités. Ils savent que je ne suis pas douée pour les compliments, les preuves d'affections, les sauts dans les bras, mais si je savais y faire, ils en feraient sans doute les frais. A son image à Elle, je les embrasseraient tous goulûment, leurs diraient combien ils manquent, combien je ne souhaite pas les perde. Tout ce que je leurs doit. Eux c'est mes vrais seuls choubidous et étonnement, sûrement ceux qui s'en doute le moins. Une preuve d'amour vaux mieux je pense que pas du tout. Alors quand bien même vous ne lirez jamais ces lignes, je laisse une trace ici pour qu'un jour, les mots puissent s'envoler jusqu'à vous.

Lundi 16 décembre 2013 à 0:18


Soirée arrosée, longue et compliquée. Dormitage plus que tardif, pas chez moi, à trois. Dur réveil. J'arrive en cour, la gueule enfarinée, la bouche en cœur, je n'ai rien de plus avec moi que mon porte monnaie, et mes poches sous les yeux. A peine assise la prof me demande comment s'est passée ma soirée. Je lui fait un grand sourire. Elle me le rend bien. Je mens en expliquant que j'avais révisé la veille. (Comment lui expliquer que c'était prévue mais que je me suis endormie, puis réveillée juste à temps pour la fête ? ) De toute façon je pense qu'elle s'en moque. Aujourd'hui, c'est test de fin de semaine. Elle m'explique qu'elle est contente de moi, que je prend de plus en plus la parole, que mon écris est plutôt bon et qu'il ne reste plus qu'à travailler l'écoute. Ça tombe bien hier c'était pratiquement tous des irlandais, elle trouve que c'est une très bonne initiative. Me dit de continuer comme ça.

Vous en connaissez beaucoup des profs qui vous félicitent de vous bourrez la gueule jusque pas d'heure ?

Mardi 25 décembre 2012 à 3:17


Tes mains vagabondes. Sans trop de détails. Enlacés. Sans dessus, sans dessous. Entre quatre murs prisonniers. Derrière la vitre, ton monde trop encombrés de démons. Pas encore assez vieux pour les voir disparaître au loin. Mon espoir du matin. Réveil tout en couleurs, tout en douceur. Tout en musique. Tes sourires coquins, néanmoins pincés du bout des lèvres. Comme s'ils n'étaient pas encore tout à fait assumés. Ou tout à fait autorisés. Entre deux soupirs, tes battements coeur. Ton pouls qui s'accélère, sans y avoir été invité. Mes manigances à ma manière. La vie qu'on s'invente. Celle qu'on aura pas. Celle qui restera. L'hésitation sur certains mots. La confrontation de nos parcours. Ton inconscience. L'indécence de tes actes et ma faiblesse habituelle. Le sadisme de mon auto-dérision. Ce que l'on devrait taire, la vie que l'on s'invente. Celle qui sera, toi, sans moi.

Mercredi 23 mai 2012 à 0:50


Je t'ai aimé comme on aime un grand frère. Parfois plus et pas assez. Pourtant toujours différemment des autres, avec cette sincérité qui me poursuit trop bien. Je t'en demandais trop, peut-être des fois. Tu n'en recevais pas assez. Souvent. Sûrement.

Toujours mal à l'aise de voir celui que j'ai t'en élever, retomber au stade de simple vagabond. Voyageur des temps modernes je vous l'accorde, il sait trouver ce qu'il cherche là où il veux. Ca prend son temps mais ça parvient à ses fins. Pourtant toi si sûr de sois, si visionnaire, si tant de choses qu'on ne saurait les écrire, tu paraissais bien loin du calculateur que je découvre à temps partiel. Les menteurs excellent, là où l'on ne les prend pas. Malheureusement je t'ai prise à mon tour. Il m'en aura fallut du temps, pour l'accepter surtout mais ça y est le masque est à terre. Et quand tu te perds en descriptions, lorsque tu te joues de nous, des mots, c'est avec un malin plaisir que je t'observe couler un peu plus avec délectation. Tu vends du rêves aux plus offrants, aux âmes déchues, aux ignorants et c'est de grandir qui m'a permis de le déceler. Confident des temps passés, conseils foireux  quelques fois mais stricts, je ne savais faire d'autre que t'écouter. A te revoir, tendrement je me demande ce qui faisait notre relation, sans y comprendre le sens. J'accepte ce passé étonnement qui me parait étranger. L'esprit ailleurs je fixe amusée tes lèvres qui s'agitent si vites qu'on ne sait jamais comment les arrêter. Tes maintes tentatives pour retomber sur tes pieds, sont d'autant plus spectaculaires que j'en connais les ruses. Quelque part je t'admirerai presque. Bonimenteur de haut vol, tu ignorerais presque ce qu'est un faux pas. Charmant le jour, briguant la nuit, tu gères ton petit monde à ta guise. Dommage pour toi qu'il y ait des fuites.

Prends garde aux faux pas mon amour, je ne suis plus sûr qu'il y ait en bas, tant de monde pour te rattraper.


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Jeudi 29 mars 2012 à 0:50


Me retrouvée seule sur le palier de ton immeuble, les bras en croix, la tête loin des épaules, les idées sombres. Bientôt plus de deux heures que je t'attends là. Prête à partir et pourtant je reste immobile, dans l'attente de quelque chose qui ne vient pas. Qui aurait pu croire que la journée se terminerait de la sorte ? Les bonnes nouvelles m'échappent, les moins bonnes me submergent. Après une faible phase d'émergence, j'en convient que c'est sans doute le début de celle qui décline. La pénombre m'enlace, cette nuit serait presque apaisante, et pourtant il règne un faible sentiment d'instabilité. Toujours pas de nouvelles de l'attendu mais quelque part peu m'importe. Je ne sais plus ni ce qui compte ni ce qui n'a pas d'intérêt . Si seulement je recherche quelque chose de précis ou bien de totalement improbable. La nuit m'appartient, son silence m'habite, tout disparaît. Seules mes doigts semblent encore vouloir se défendre contre le froid. Je me bas, peut-être sans raisons, et j'en viens à me demander dans quel but. Finalement nous ne sommes que de passage comme on dit. La fin sera la même pour tous, alors à quoi bon ? Les sons ce sont évaporés depuis bien longtemps, je ne distingue plus la nuit du fond de mes paupières, mes sens sont engourdis. L'aventure pourrait me tomber dessus tout de suite, que je ne m'en rendrait sûrement pas compte. Mais je m'accroche. Je suis de ces froussards qui ne sauteront jamais le pas. Je suis de celles qui ont besoin de toi plus que du reste. J'attends parce que je ne sais pas quoi faire d'autre. Les minutes paraissent longues lorsque l'on ignore la raison de notre engouement. Les réverbèrent scintillent au dessus de ma tête, cliquètent en décadence, le vent me traverse les cheveux, et j'oublis encore une fois ma venue par ici bas. Le temps de soutenir ma respiration un peu trop longtemps, et je tournerais juste assez de l'oeil pour distinguer clairement les étoiles. T'y retrouverais- je ? Sera t'il encore seulement tant de forcer les choses ? Mon esprit vagabonde entre espoir et déraison et déjà une heure de plus s'écoule sans que je ne m'en aperçoive. Bientôt plus de deux heures que je t'attends là. Prête à partir et pourtant je reste immobile, dans l'attente de quelque chose qui ne vient pas. Qui aurait pu croire que la journée se terminerait de la sorte ? ....

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