Se haïr est aussi narcissique que de s'aimer.

Jeudi 21 août 2014 à 20:57


Comment s'imaginer que nous nous tenions la main, l'été dernier encore sous les cerises. A une heure où il nous était pourtant interdit de nous retrouver, l'on s'amusait déjà à rêver de l'impossible. Entre quelque uns des reproches de papa Georges, je faisais le mur pour mieux le rejoindre, quelques rues voisines de la mienne au-delà de la foret. La boule au ventre de me faire prendre, la rage au cœur de le revoir. Ne serait ce pour ces dix secondes de plus. La rage au cœur quand même.

Alors en courant aussi vite que possible, comme parfois on peut le voir dans les films, je m'imaginais le ralenti de nos deux vies. Ce que ça ferait un jours si on en venait à ressasser tout ça. Je dit nos deux vies maintenant parce qu'à l'époque c'était notre vie. Me dissocier de toi, c'était comme d'arrêter d'avoir peur de mourir. Autant dire quelque chose d’improbable, quelque chose de grand, puisqu'on n’arrête pas le temps et que j'ai toujours peur de mourir. T'avais pas le choix, t'avais fini par m'accepter un peu, juste comme ça, peut-être par inadvertance. Peut-être parce que j'étais là. Mais ça a bien marché le temps que ça à duré. Pi les années, les bousculades, les seins qui poussent et la queue qui gratte ont eu raison de nous. Comme je l'avais toujours dit sans trop y croire. Plus fort encore que ce que tu ne le pensais, sans jamais avoir osé le dire.



Tu ne l'aimais pas plus que moi en fait. Tout juste semblable.
Pas plus que je ne t'aime finalement. Mais certains soirs c'était déjà trop m'en demander.

Lundi 21 juillet 2014 à 23:46


J'ai rêvé d'un homme qui m'aurait compris puisque sensiblement identique. Qui me regarderait parfois sans aucune raison apparente et qui rigolerait de mes blagues autant que j'apprécierais les siennes. Il me sortirait avant même que je ne trouve le temps long et l'argent ne serait pas un problème mais plus une aide qu'autre chose. Après tout ne dis t'on pas que les plus beaux cadeaux viennent du coeur ?

J'ai rêvé d'un p'tit bout d'homme, haut comme trois pommes ou un peu plus. Sans physique prédéfini mais avec une personnalité bien marquée. J'ai vue des enfants dans le jardin d'une maison, un repas de famille, des sourires plein les yeux. J'ai rêvé de toi, qui vivait sans moi, à plusieurs kilomètres. Qui ne m'attendait pas mais qui savait que j'arrivais à mon rythme.

Bien que très lent.

Lundi 21 juillet 2014 à 23:13


Le mois de juillet n'est plus ce qu'il était. L'air est pesant mais sans ambiance. Paris s'endors mais ne se réveil pas. Dans le métro, les musiciens s'accordent même une petite pause. Les gens s'ennuient, les lumières ne dansent plus. On croirait presque que la ville s'est arrêté de respirer.

23h37, je profite d'un moment d'égarement pour demander une trêve. Un signe d'amour ne serait pas de refus.
Pour la peine, j'aurai une fin de câlin, un début de soupir et un milieu de pas grand chose.

Paris libères moi de tes bras. Je pense qu'il est grand temps pour moi d'aller rêver ailleurs.

Lundi 21 juillet 2014 à 22:58


J'y crois sans y croire, sans pour autant penser que tout s'arrêtera d'un coup. Il n'y a de raison à rien et de questions sans réponses que si l'on en décide ainsi. Pour clarifier l'inexplicable, il faut agir. Pour en finir avec ce qui est déjà entamé, prendre des décisions !

Il est 18 heures passé, d'une trop chaude journée, après une bien mauvaise semaine. Les voisins braillent à s'en tordre les poumons, la mère pie sifflote ses dernières mélodies, la pendule m'observe d'un bien méchant regard. Minute après minute.

Bug

J'aimerai bondir du meuble sur lequel je me fane. 1 heure maintenant que je n'y consens pas. J'ai besoin de me vider de mon mal mais on s'agite autour de moi. On veut me faire tomber un sourire mais rien ne vient. Pensées trop brumeuses, désirs improbables. La semaine se terminera comme elle a commencé. Dans un mauvais réveil et l'absence de discussion.

Dimanche 13 juillet 2014 à 15:03


Désagréable impression de n'être que de passage dans ta vie, je rase les murs comme une ombre qui se perd. Mégots après mégots, je disparais de ton horizon, telle une bouffée qui s'envole, parfois te frôle,  parfois se meurt.

Tu tourbillonnes chaque matin, t'essouffles à rattraper le temps perdu. Souvent en vain. Tu bougonnes, tu jures, j'entend que tu grognes. Encore en prise de tes pensées de la veille, sans trop savoir comment, pourquoi, ce qui t'arrive. Du sommet de ma tour, je t'observe sans trop comprendre. J'aimerai pouvoir t'aider mais tu n'en fais qu'à ta tête. On s'approche un peu trop et déjà tu montres les dents. J'opte pour la sécurité !

Ta bulle n'est alors plus la mienne et tous les jours où l'on s'accroche ne fait que nous éloigner un peu plus.
 

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