Dans un monde sans mélancolie, les rossignols se mettraient à roter.

Mercredi 19 novembre 2014 à 0:23


Un jour tu me diras qu'elle était belle, la coupe en vrac et presque pas maquillée.
Mathilde, son air futile et son sourire constamment triste.
T'auras plus besoin de moi parce que tu l'auras elle et que ça te suffiras.
Le jour où l'on s'oubliera.

Vendredi 31 janvier 2014 à 17:26


On s'habitue vite à la lumière, l'impression de toute puissance lorsque tout beigne et que l'on repousse limites après limites. Comme une évidence ou quelque chose de si facile, qu'il nous semble que nous aurions pu le faire depuis bien longtemps. Les sens à l’affût, chaque sortie, chaque nouvelle rencontre, n'est qu'une nouvelle façon de pouvoir prouver ce que l'on vaut. Parce qu'on réussi tout, l'on n'a plus peur de rien et puisque l'on ignore la peur, on a confiance en nos capacités. On croit enfin en qui l'on est et tout bascule ! Au moindre faux pas, les questionnements reviennent. Ai-je bien fait, comment est-ce possible, pourquoi ? Une seule éraflure et l'on redeviens qui l'on tentait d'oublier. L'on se cache, on fuie. On régresse. On disparaît derrière le masque des évidences inavouées, inassumées et incertaines. On repasse de l'autre côté du miroir, comme l'ombre évaporée que l'on n'a jamais cessé d'être.

Lundi 25 novembre 2013 à 0:40

Tu cours d'échec en échec parce que peut-être tu ne vaux pas mieux ... 

Longtemps tu t'es cru incapable de pas mal de choses. A force de te le dire, tu as fini par y croire et finalement prendre goût à cette tristesse. Non pas que tu l'appréciais mais elle avait l'odeur du sentiment familier. Tu traînais tellement dedans qu'elle a fini par devenir ta maison, ton refuge, quand ce n'était pas ta prison. Et puis vînt la remise en question. Si ce n'est pas moi, peu-être bien que c'est les autres. Reprise de conscience, de confiance. Retour à la réalité. On partait de loin, mais de jours en jours, je retrouvais un air lucide derrières ses paupières bien trop souvent baissées. J'esquissais un sourire et tu me le rendais. Tout n'était pas perdu. Entre tes quelques moments d'égarement, tu reprenais tes activités, le fil des jours qui s'écoulaient. Ta vie en main.

Alors il est parti, c'est vrai, mais pourquoi s'en faire ? Forcément tu t'imagines dépendante, tu restes persuadées que tu ne sauras pas vivre pour toi même. Tu crois vivre au travers des autres, alors qu'il n'y a pas que ça. Tu savais vivre avant, tu t'en sortiras bien après ! Quand les questions restent sans réponses, ce n'est pas toujours parce que tu en ai la cause. Ne t'en fais pas, demain arrivera plus vite que tu ne le penses.

Mercredi 17 juillet 2013 à 0:21


Ce quelqu'un d'autre aux abord de la porte d'entrée. Il l'attendait sans même le savoir. Un peu par hasard à l'époque. De manière inattendue aujourd'hui encore. Parfois soupe au lait, quelques fois soupe aux choux. L'air farfelue quand il lui parlait de Jack sans oser espérer de réponse qui lui conviendrait. On lui aurait donné le bon dieu sans confessions. Juste pour sa belle gueule. Elle lui avait offert tellement plus. Son amitié, son coeur, que dis-je son âme. Et toutes ces conneries que l'on croise dans les contes pour enfants, qu'elle cache, enfouis dans le dernier tiroir de sa table de chevet.

C'était plus que celui du moment , pour réchauffer ce qui reste à réchauffer ... en attendant. Elle l'aurait voulu drôle, elle l'aurait voulu grand mais pas trop, un rien distant pour les convenances. Il était charmant. C'était celui pour qui elle voulait recommencer à croire. Après un an. Déjà. Ca lui suffisait bien assez. Croire c'était déjà vivre un peu. Refaire surfasse et rester constamment en alerte. A attendre que. Peut-être un peu trop souvent mais c'était le deal qu'elle s'était passée devant la glace.

Certains soirs, à certaines de ces réactions il lui arrive de croire qu'elle l'aime encore. Il lui arrive même de croire que tout est encore possible. Puis elle se rend compte que c'est seulement parce qu'elle est fatiguée. en mal d'aimer plus qu'en mal de lui. Mais quand même ..
Parfois elle l'aime.

Lundi 4 février 2013 à 0:33

Il y a comme un insecte dans ma tête, qui cliquette, qui cliquette. Je l'entend marcher de plus en plus vite, bien souvent il tourne en rond, comme pour mieux se moquer de moi. Il me ronge de l’intérieur. Me pique de plus en plus, de mal en pire. Et je hurle, je hurle jusqu'à l'évanouissement parfois, sans que je ne puisse rien faire pour que ça s'arrête. Les gens dehors me regardent bizarrement, comme si j'étais folle. Mais je sais que je n'invente rien. Je ne suis pas folle ! Du moins pas encore. La plupart du temps j'ai le contrôle. Libre de mes moindre faits et gestes, libre comme il l'entend .. Et d'un coup il décide de tirer les ficelles. Ma tête explose et alors je ne comprend plus mes propres agissements. Pour un oui, pour un non je prend la mouche, je perd les pédales. Je pleur à chaude larme et l'instant d'après je ris à gorge déployée. Je ne sais trop quoi expliquer à mes interlocuteurs. L'air gêné, apeurés ils ne savent jamais comment réagir à toutes mes manigances. J'ai toujours peur qu'un jour, il prenne le dessus sur moi. Quand je dors, où lorsque la fatigue monte. A trop lui tenir tête, mes forces me lâchent progressivement. Un jour il décidera pour moi. Agira à ma place, sans que je ne puisse plus rien pour l'en empêcher. Un jour Il sera moi, et je serais perdue aux yeux de tous.

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